Une année scolaire en Afrique du Sud
Choisir l'Afrique du Sud
L e 6 avril 1652, trois navires de la Compagnie générale
néerlandaise des Indes Orientales mouillent dans la baie de la
Table. La Compagnie investit le lieu, prend "connaissance avec la
terre" qu'elle baptise "Terra virgina"-, puis se l'approprie.
Mais cette terre n'est pas vierge du tout. Elle est peuplée depuis
la nuit des temps par une population indigène dont on ne va cesser,
dès lors, de renier les droits et de nier l’existence. C'est
l'histoire d'une longue tragédie (de plus de 300 ans) qui commence
; une tragédie tracée sur une page noire, dans une grossière
écriture blanche. Les relations entre colons et indigènes
sont en fait placées sous les plus mauvais auspices : les indigènes
n'ayant pas appris à tenir la plume, les colons ne sachant pas
tenir leur parole. Ces relations ne cesseront de se dégrader; elles
mèneront le pays, d'injustices en crimes, jusqu'à la scission
spirituelle, la dichotomie... jusqu'à l'Apartheid.
Tardivement, très tardivement, l'inadmissible prend fin. En 1994,
l'Afrique du Sud tourne la page de cette histoire en noir et blanc et
adopte le symbole de l'arc-enciel comme signe de ralliement de tous les
peuples de la nation. Mais, pour autant le pays ne s’est pas métamorphosé.
Aujourd'hui encore les inégalités la traversent, les soupçons
l'habitent, les dangers la menacent. Et son unité est encore loin
d'être atteinte.
Passé douloureux, avenir incertain... Toujours est-il que l'Afrique
du Sud attire! Elle attire parce qu'elle a entamé pour de bon sa
métamorphose (politique, économique, sociale). Elle attire
parce qu'elle promet, parce qu'elle a surpris et qu'elle a l'intention
de surprendre encore, parce qu'elle rappelle cette Amérique des
années 50-60 qui abandonnait certains de ses plus violents archaïsmes
pour s'engager dans la reconnaissance du multiculturalisme.
Les familles d'accueil sud-africaines
D'une façon générale, les Sud-Africains vénèrent
le soleil, les activités d'extérieur, le sport, la musique,
les rencontres sociales. Ils sont réputés pour leur hospitalité,
leur désir de s'ouvrir et de connaître l'étranger.
Les participants sont généralement placés dans des
familles de classe moyenne, qui vivent dans les environs des grandes villes
(à l’exception de Johannesburg). Ils ne sont presque jamais
placés dans le centre de ces villes. En ce qui concerne la sécurité,
il faut savoir relativiser et se méfier de l'image "Wild West"
de l'Afrique du sud véhiculée par les médias. L'Afrique
du Sud n'est pas un pays où tout est permis ; et si certaines régions
sont moins sûres que d'autres (mais c'est le cas partout dans le
monde), la sélection des familles telle qu'elle est effectuée
par notre correspondant tient compte de cet environnement. La religion
a une place importante dans la société sudafricaine. Il
faut savoir que dans les heures sombres de l'Apartheid, celle-ci a représenté
pour le peuple sudafricain une force importante de résistance.
Le lycée sud-africain
Le système scolaire sud-africain est inspiré du système
scolaire britannique traditionnel.Il en est donc proche. Le niveau d'études
y est élevé ; l'anglais est la principale matière
enseignée, et pratiquement tous les cours sont dispensés
dans cette langue. Mais d'autres langues ont également droit de
cité (Zulu - Sotho Tswana - Afrikaner...) ; des langues que les
étudiants étrangers ont la possibilité, durant leur
année, de découvrir.
L'année scolaire débute en janvier et s'achève en
novembre (nous sommes dans l'hémisphère sud), et elle est
divisée en 4 termes (les français peuvent intégrer
cette école en juillet-août ou en janvier). Les matières
proposées sont académiques (maths, sciences, histoire, langues)
mais aussi très orientées vers la vie pratique (économie,
informatique, business, comptabilité...).
La journée commence habituellement à 7h50 et s'achève
vers 14h30. De nombreuses activités extra-scolaires (sport et culture)
sont proposées par les écoles.
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