Une année scolaire en Australie
Choisir l'Australie
On connaît les kangourous, le surf et les eucalyptus. On a entendu
parler d’Errol Flyn, du boomerang et des aborigènes. On devrait
savoir que l’hiver là-bas commence en juillet, et ne pas
oublier que ce pays est le premier producteur d’uranium, de laine...
et de rêves !
Avec près de 8 millions de km2 l’Australie est le sixième
pays du globe. Avec ses dix-sept millions d’habitants (guère
plus que les Pays-Bas) cet état-continent a la plus faible densité
de la planète. Dans sa partie peuplée, le climat est agréable
: les pluies sont rares, l’hiver est doux, et l’été
toujours très ensoleillé. Couvert en partie de steppes et
de savanes, l’espace australien est favorable aux acacias (plus
de 600 espèces), aux eucalyptus (environ 600 variétés)
aux marsupiaux (qu’on ne trouve nulle part ailleurs), aux lézards
et aux serpents.
Scènes de vie australiennes
Ce continent, le plus plat de la planète (point culminant à
2000 mètres), est aussi le moins exploré. Des zones entières
sont encore vierges. Le « Bush » est encore le domaine des
chercheurs d’or, des chasseurs et des aventuriers. Des hommes y
vivent, totalement isolés, à plus de cinq cents kilomètres
de tout lieu civilisé. L’Australie serait le nouvel Eldorado
? pas forcément. Car en Australie un mythe en cache toujours un
autre. Derrière le cow-boy et le chercheur d’or, derrière
cette incarnation moderne de l’Ouest américain, il y a l’homme
tranquille, son congélateur, sa télévision, son portable
et sa tondeuse à gazon. Et, paradoxalement, ce pays qui a la plus
faible densité de la planète est également celui
qui compte la plus grosse proportion de citadins. Neuf Australiens sur
dix habitent en ville, dans des « cités fières, modernes
et stables, des banlieues vertes et horizontales où poussent des
maisons rouges aux toits rouge sang, bleu pacifique ou chromé,
près de plages immenses et civilisées par le funboard et
les têtes bronzées. » Là où il vit, l’Australien
a maîtrisé la nature. Il recherche le calme et la stabilité,
il a appris à aimer la propreté et la modernité.
Parce qu’elle a le plus grand nombre d’élus par habitant,
parce qu’elle est calme, belle et à la pointe de la modernité,
parce qu’elle est démocratique et si peu politisée,
on a dit de « l’île » australienne qu’elle
était une incarnation possible du royaume d’Utopie, tel que
le décrivait Thomas More au XVIe siècle. Mais l’Australie,
par bonheur n’est pas un paradis. Elle cache elle aussi ses médiocrités,
ses misères, ses crises, son marasme ; elle a surtout du mal –
est-ce le fait de l’éloignement ? – à affirmer
son identité.
Contrairement à l’amérique, l’Australie, en
deux cents ans, n’a pas fabriqué de mythes. Il y a bien Mad
Max, INXS ou la pêche Melba, mais il n’y a pas de grandes
inventions, d’exploits militaires, de foudroyantes découvertes.
Pourquoi le bilan est-il si maigre ? Parce que le pays ne s’éveille
que depuis quelques décennies. L’Australie commence juste
à profiter des technologies nouvelles et à surmonter le
handicap des distances et de l’isolement. Elle s’émancipe
enfin de l’Angleterre et des USA, deux pays qu’elle a trop
longtemps considérés comme des maîtres ou des modèles.
Elle découvre enfin les vraies possiblités de sa terre et
de son espace. Elle revendique une langue anglaise avec des nuances et
des expressions pour mieux exprimer son mode de vie, son climat et ses
couleurs. À l’image de sa nouvelle génération,
elle prend conscience de ses racines et de ses capacités. Elle
s’affirme dans des domaines très porteurs en terme d’image
et de notoriété tels que l’art, le sport, la haute
technologie... Elle est jeune, mais elle est déjà moderne
et équipée ; elle a passé récemment l’âge
des premiers « Jeux » ; elle veut connaître son heure
de gloire ; elle a tout pour s’imposer. À 25 heures d’avion,
elle attend !
Les familles d'accueil australiennes
Partir en Australie est une bonne manière de joindre l’utile
à l’agréable. L’année, là-bas,
s’articule autour de trois points : la famille, l’école
et les loisirs. L’Australien aime sa famille et sait faire partager
la chaleur de son environnement. Il se plait à recevoir, à
faire partager ses activités, ses hobbies. Les Australiens apprécient
particulièrement les temps libres et savent les aménager.
Le sport tient la corde (le surf, le cricket, les deux rugby et les trois
football - européen, américain et australien -sont les favoris)
; les grands sportifs ne manquent pas, et derrière eux tout un
peuple vit le sport en général avec passion.
Les placements peuvent se faire sur tout le territoire, y compris la
Tasmanie.
Le lycée australien
L’école est inspirée du système britannique.
L’enseignement secondaire commence à l’âge de
13 ans. Il dure 4 années + 2 années. La plupart des étudiants
français sont placés dans des lycées mixtes d’éducation
secondaire et pluridisciplinaires, et tous suivent leurs études,
comme s’ils étaient Australiens. Ils profitent pleinement
d’une école qui reste fidèle à une certaine
tradition anglaise, mais qui offre, à l’image de la «
high school » américaine, une grande variété
de sujets et d’activités, et, ce qui n’est pas négligeable,
un accueil chaleureux et enthousiaste.
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