Les deux font l’affaire

Laurent Bachelot et Pascal Blox sont respectivement délégué général et directeur administratif de PIE. Ils se sont rencontrés en 1976 et ont créé l’organisme en 1981. Histoire d’une amitié qui est aussi l’histoire d’une association.

Pascal Blox & Laurent BachelotLes interviews ont eu lieu un jeudi et un vendredi. Au café et dans un restaurant. L’idée est simple : séparer les deux compères, trop pudiques en vérité, pour parler en tête-à-tête l’un de l’autre. L’amitié se partage mieux qu’elle se raconte.
Une plaisanterie de part et d’autre et on se lance. Le magnétophone impressionne – le ton aussitôt devient grave.
Quelles sont, selon vous, les personnes qui ont le plus compté pour l’association ? Chacun aussitôt de citer l’autre : « Honnêtement, des gens qui ont marqué PIE, il y en a un paquet, dit Laurent, mais il y en a un qui vient avant tous les autres, c’est Pascal» – et Pascal, le lendemain : « C’est Laurent, c’est évident. L’image repose sur lui, sur sa personnalité. C’est incontestable. Il a façonné la boîte. » Puis, comme s’ils avaient peur de froisser les autres – tous les autres -, les voilà qui citent : Jean-Louis, Jean-Marc et Xavier (« ils étaient là au départ », Jean-Louis en tant qu’associé, Jean Marc « en tant que premier soutien ») – puis, dans le désordre : des anciens, des nouveaux, des salariés, des parents, des délégués, des partenaires, des membres du conseil. Laurent, qui d’ordinaire confond les noms, les abîme et les estropie, les fait défiler ce jour-là, presque sans hésitation, presque sans faute. Les prénoms s’alignent, l’histoire de PIE se déroule… Leur histoire.

On parle des moments-clés de la vie de l’association : « 1981 : c’est la création – c’est forcément une date importante ». Pascal se souvient du jour où Laurent lui a parlé pour la première fois du projet, et du jour où il a fallu chercher Klaus Bergman à l’aéroport. Laurent poursuit : « Il faut se remettre dans le contexte. On a commencé en aveugle. On n’a pas réuni de capitaux, ni de personnes. En fait, on n’a pas « monté un projet ». Non, on a avancé pas à pas. Un Américain nous a envoyé une lettre (le fameux Klaus Bergman) – on lui a téléphoné aux USA pour lui dire que ça pouvait être intéressant – un jour il a dit « J’arrive ». On a été le chercher à l’aéroport. On avait une voiture pourrie. Il fallait la pousser pour démarrer. Je crois que si la voiture n’avait pas démarré on n’aurait pas démarré la boîte. J’exagère un peu, mais pas beaucoup.» Pascal reprend : « Je m’en rappelle très bien. On a discuté autour d’une cheminée. Je ne comprenais pas grand chose. À vrai dire je ne comprenais rien. Moi je venais de ma banlieue. Les Etats-Unis, c’était un autre monde. Je planais, alors, j’ai pris les choses comme elles venaient » Il parle de cette étape, comme il parlerait d’une partie de poker, dans laquelle il aurait poussé ses jetons, un par un, doucement, juste « pour voir ». Laurent, bien que plus impliqué (« Il avait vécu un an à l’étranger précise Pascal, il savait donc de quoi on parlait ») garde pourtant la même impression : « On ne savait pas trop dans quoi on se lançait. » « Je crois, ajoute Laurent, que notre force à l’époque, c’était de ne pas être demandeur. On n’avait rien à perdre. Rien. Nous avons donc pu imposer nos conditions, à savoir : on n’a pas d’argent, on est nouveau dans l’affaire, on n’a pas non plus d’objectif. » Pascal décrit le premier départ d’un groupe ( c’était en août 81) comme quelque chose d’un peu dingue : « Laurent est parti, tout seul sans un sou en poche – il y avait un peu d’inconscience. » La création de PIE n’a décidément rien à voir avec un big-bang. C’est une odyssée qui démarre en pétrolette.

Quelles autres dates retenir ? Là il y a divergence : Pascal parle de « 84 » : « C’est l’année où l’on a pris nos propres bureaux. On quittait le « Club des Quatre Vents » – il fallait se débrouiller seuls, on devenait autonome. Jusque-là, il n’y avait pas de risques financiers. À partir de 84, il a fallu en prendre. On ne pouvait plus bricoler. » Laurent emploie le même terme, mais situe la fracture plus tard, et la relie à d’autres événements. « En 86, je pars travailler aux US, on change de partenaire américain, on s’associe avec ASSE. À partir de là on prend de l’envergure. Jusque-là c’était du bricolage. » Laurent ressort une autre date : 98. « Là on bouleverse la structure – on part en province – on créé un nouveau bureau – on change de vie. »
Mais, pour Pascal, tous ces évènements font partie de la vie d’une boîte. « C’est un cheminement naturel, on grossit, on se développe, on déménage. » Rien à voir avec la « folie » des débuts

Pour Pascal les repères sont toujours financiers : si on parle autonomie, c’est d’autonomie financière qu’il s’agit, si on parle de palier, c’est en terme de résultats et de chiffres d’affaire qu’il résonne. Quand il réfléchit sur le long terme, c’est toujours par rapport à la solidité de la boîte. Il parle de PIE comme de quelque chose à protéger, à faire fructifier. Il craint la démesure. « Il a la tête sur les épaules dit Laurent. Il vous ramène toujours à la raison. Il ne prend pas de risques insensés. » Pascal confirme : « Pour PIE par exemple, j’ai toujours pensé à une croissance douce, pas de grands effets, pas de miracle. Mon rôle a toujours été de faire en sorte que l’on ne soit pas dans la mouise, que l’année suivante, on puisse repartir. » Assurer les arrières, « rêver de quelque chose qui aille dans le bon sens et qui tienne sur la durée. » Derrière Pascal le financier, pointe Pascal le fidèle. Il n’aime ni casser ni rompre.

Pour Laurent, tout se ramène toujours aux relations humaines. Les événements ce sont les rencontres, les mouvements entre les gens, les échanges. Il a du mal à dissocier son job de sa vie privée. Il ne s’en cache pas. « 81 c’est mon premier vrai boulot, « 86, c’est ma rencontre avec Susie (qu’il épouse), et c’est le début du partenariat avec Bill. (un partenaire qui devient un ami). « La force de Laurent – c’est Pascal qui parle – c’est son sens aigu du relationnel. »

Prendre en charge une association qui gère des adolescents est un vrai souci. L’un comme l’autre ont passé des nuits blanches. Laurent, à cause des responsabilités, des visas qui ne se débloquaient pas, des jeunes qui étaient fichus à la porte ou qui accumulaient les idioties. « Au début on n’avait ni conseil (avocat, expert-comptable…) ni expérience. Par moments, dit-il, je me suis vraiment senti seul ! » Pascal, lui, dort très mal en avril. C’est la saison des bilans, le moment aussi où la trésorerie est au plus bas. « À cette époque là, c’est vrai, je me sens un peu seul. » Comme quoi, on a beau être deux !

On pourrait dire de l’un qu’il pousse à l’action et à la dépense, de l’autre qu’il pèse et qu’il contrôle. Ce serait trop simple. Car s’ils sont complémentaires, les deux associés le sont autant par leurs certitudes qu’à travers leurs contradictions. Laurent, qui cherche en permanence le changement (« dans la vie, dit-il, il faut des cassures, des paliers, des bouleversements, sinon tu es mort ») n’est pas pour autant celui qui a le plus d’ambition. Pascal, le plus timide apparemment, le plus prudent sûrement, se demande si PIE n’aurait pas, justement, manqué de cette forme d’ambition : « Je crois qu’on a été prisonnier de notre image, de notre philosophie » Il estime que le potentiel était important. Il dit : « On a évolué un peu trop tardivement, on est resté bloqué dans un schéma. En fait, on a eu peur de l’argent. Il ne fallait pas en parler, c’était tabou. Au départ on est jeune, on se dit qu’on a tout notre temps pour se développer. » Mais le temps a toujours un peu d’avance. Il conclut : « On n’a jamais eu une vraie démarche d’entrepreneur. C’est ce qui a fait notre force, mais aussi notre faiblesse.
On touche là à l’esprit de PIE : « Dans l’absolu, dit Laurent, ce qui différencie PIE des autres boîtes (dans notre secteur d’activité, en tout cas) ce sont les relations entre les différents acteurs, le mélange entre les amis, les anciens, les partenaires, les bénévoles – le mélange de générations aussi. La « qualité », tout le monde peut la revendiquer, tout le monde d’ailleurs la met en avant. Et, dans ce domaine, rien ne nous prouve qu’on fasse mieux que les autres. On a sûrement des choses à envier à AFS, ou même à EF. Mais notre image, ce groupe qu’on forme, cette sorte de famille, ça, je sais qu’on nous l’envie. Pascal approuve : « Oui, je crois que les autres boîtes essaient d’imiter ça. Or, c’est précisément sur ce point qu’on est inimitable. »
Cet état de fait est le fruit d’un long parcours. Pascal dit que « l’association a autant été façonnée par les gens qui y sont passés, qu’elle les a façonnés. Pour beaucoup l’association aura été un point de départ, un repère. » Laurent est fier de cette convivialité. « C’est une vraie association. Il y a les anciens, les salariés, le conseil d’administration (qui assure un vrai rôle de conseil). Personne n’est vraiment indispensable, mais chacun tient (ou a tenu) sa place. Quand quelqu’un entre à PIE, on essaie de faire en sorte qu’il ait sa place – c’est mieux pour chacun, et moi ça me soulage. C’est par là que passe l’équilibre. Pensif, il conclut : « Trop longtemps j’ai voulu tout contrôler. » Et Pascal d’ajouter : « Les gens qui ont travaillé à PIE ont été globalement plutôt heureux de le faire. » Autre sujet de fierté.

Laurent et Pascal : chacun est un chêne, chacun est un roseau. L’un résiste quand l’autre est prêt à plier, l’un plie quand l’autre s’apprête à rompre. Ils ont souvent fonctionné comme cela, ils ont su jouer de cette double dualité pour convaincre les sceptiques, pour rassurer les parents, pour se faire entendre des partenaires. Laurent parle de la force de leur binôme, chacun s’appuie et se rassure auprès de l’autre.

L’un est plus volontaire, l’autre est plus fataliste. Pascal dit ne pas avoir eu souvent prise sur les événements. « Ce sont plutôt eux qui m’ont pris, moi je passais par là. » Il pense à PIE mais aussi à « Caram’lait », sa première entreprise. « Je me pose toujours plein de questions. Laurent, lui, a des idées plus arrêtées. Il va plus droit. » Puis, comme s’il craignait qu’on se fasse une fausse idée de lui : « Mais les opportunités, j’ai l’impression de savoir les saisir. » Il revient sur Laurent : il le voit sûr de lui. « Parfois j’ai l’impression qu’il a un chemin pré-défini dans sa tête. Il peut faire abstraction de plein de choses. » Pascal, aurait-il peur de n’être pas assez entendu ?
Laurent, la veille, a pourtant dit : « Pascal analyse. Et son analyse est toujours intéressante. Je l’ai toujours écouté – je tiens toujours compte de son avis. Je sais qu’il est lucide. »
Et dans la série compliment, il poursuit : « Et puis, je vous assure, qu’il vaut mieux partager une galère avec Pascal qu’avec des tas d’autres types. Si j’ai mis du temps à comprendre que c’était un anxieux, c’est que dans les situations de crise il ne panique jamais. C’est un bonheur que de l’avoir à ses côtés dans les moments difficiles. C’est quelqu’un de très solide… Moi tout seul, combien de fois, je serai parti en vrille. »
Laurent parle encore de compétence et de pragmatisme. Mais on sent que ce n’est pas pour lui le plus important. Il revient donc à l’essentiel : « En réalité, il gagne vraiment à être connu », et finalement conclut : « Mais moi je n’ai pas eu ce problème, puisque je l’ai connu tout de suite.»

Pascal Blox & Laurent BachelotPascal pose sa fourchette, il réfléchit à la meilleure façon de dire ce qui est déjà clairement établi dans sa tête. Il lâche d’abord les mots « sympa » et « positif », puis se lance. « Non, Laurent ce qu’il a avant toute chose, c’est une capacité incroyable à rencontrer les autres, à aller vers eux.. Tout chez lui est basé sur la relation. Il a du charisme : c’est là qu’est sa force. » Puis il lance, un peu comme un conseil : « Tant qu’il s’appuie là-dessus, il n’a aucun souci à se faire. »
L’autre le sait bien, qui plus tôt déclarait : « La qualité de mes relations passe avant tout. En tout cas avant l’économique. Je dis souvent à mes enfants : « Le plus important dans la vie ce sont les rencontres que vous faites. Le reste ne compte pas. » Je prends mon exemple : j’ai fait trois ans de fac. Et bien, au bout du compte, j’ai bien plus appris en rencontrant Pascal (ça prend deux secondes), qu’en suivant ces trois années de cours. »

1976 : « C’était à l’I.U.T. de Sceaux. C’était le premier jour. On regardait les emplois du temps. C’était mal foutu, j’ai râlé – et Laurent est venu vers moi. Il m’a parlé. » Pourquoi ? « Je n’en ai aucune idée, dit Laurent. On s’est tout de suite entendu. Voilà. Après on était tout le temps ensemble : on déconnait » Pascal précise : « On avait en commun le fait de s’emmerder dans cette école – on était critique, un peu sarcastique. Il y avait aussi les filles. » Laurent aimerait bien trouver une explication rationnelle : « On ne se ressemble pourtant pas ? » Un peu dépité, il ajoute : « ça doit être l’état d’esprit – je ne vois que ça ». Mais il ne semble pas convaincu par son explication. L’amitié est une chose assez simple – trop sans doute, pour en parler bien.

La discussion dure. Le dialogue se poursuit, toujours à distance. Parfois les propos s’entremêlent et se mélangent. On dirait une seule interview qui se dédouble. Le mimétisme fait son œuvre. Parfois il y a divergence. Alors on rebondit.

Au fait. Comment en sont-ils arrivés là ?
Gamin, Pascal rêvait de travailler dans le métro. « Je me voyais appuyer sur les boutons, ouvrir et fermer les portes. Après, j’ai voulu être motard. » Pourquoi ? « Je me suis longtemps demandé, répond l’intéressé : réguler la circulation, contrôler, faire entrer, faire sortir… » Il s’interroge encore : « Un besoin d’autorité, peut-être ? »
Laurent ne se souvient pas très bien de ce qu’il voulait faire. A-t-il même rêvé de quelque chose ? De toute façon, il n’aime pas trop les souvenirs, il ne remonte jamais trop loin.
En 70, j’ai fait une école de dessin dit Pascal. J’ai cru que j’étais un artiste. Mon grand-père était chanteur d’Opéra, mon père avait fait les beaux-arts. Mais j’ai vite vu que ce n’était pas mon truc. – Mes premières réussites scolaires datent de l’école de commerce de Paris. « C’est là que j’ai acquis des bases ». Si je n’avais pas fait cette école, je crois que je serai devenu délinquant.
En 74, Laurent part pour un an aux USA. L’école française ne le reconnaît pas – il ne s’y reconnaît pas. Sans ce voyage, lui aussi aurait peut-être tourné bizarrement. Là-bas il se construit. Au retour il fait beaucoup de sport, de l’athlétisme. En 77, il devient champion de France universitaire de 4 x 100 m. Encore une histoire d’équipe !
En 76, ils se rencontrent. Deux caractères opposés, qui se trouvent, qui se marrent et qui se lancent à l’aventure : il y a du « Amicalement votre » dans leur tandem. Si vous leur demandez lequel est Wilde et lequel est Sinclair, ils vous répondent tous les deux : « Je suis plutôt Dany Wilde, non ? ». « Brett Sinclair » est un peu trop classe pour nous, dit Pascal.
1978, c’est l’année de la création de Caram’lait ». Premières armes dans l’entreprise. Ils vendent de la confiture de lait (un produit argentin qui a bien du mal à se faire une place en France). C’est Pascal qui met Laurent sur le coup. « On a vraiment pensé gagner beaucoup d’argent. On fantasmait. C’était vraiment drôle. » « Je suis nostalgique de cette époque, dit Pascal. Il n’y avait pas un sou, on rencontrait de gens incroyables. » Le plus sage est parfois celui qui rêve de grandeur et de démesure.

Que deviendra PIE dans vingt ans ? « C’est impossible de prévoir », prophétise Laurent. Si en 81 on nous avait dit qu’on en serait là, on ne l’aurait pas cru. L’un et l’autre ont conscience de la fragilité de l’entreprise. « On peut toujours se planter. Une ou deux années très difficiles et on ne peut pas repartir ! » C’est Pascal, qui parle. Bien sûr ! Mais Laurent, sur ce point, est prêt à le rejoindre. Leur plus grande inquiétude tient au marché américain, « un marché qui se tasse doucement. » « Il faut devancer. » On comprend alors pourquoi, en 89, Pascal et Laurent créent Calvin-Thomas. « Il fallait se diversifier », et pourquoi ils ont donné à cette structure le prénom de leurs enfants ! S’ils reconnaissent que « Calvin-Thomas est un peu le fils ou la fille de PIE », ils sont persuadés d’avoir choisi le nom de cette nouvelle boîte par hasard. On essaie de les convaincre du contraire, mais ils ne veulent rien savoir. On revient sur l’avenir de l’association : « À mon avis, PIE va vieillir en restant PIE, trouver son rythme de croisière, ne pas faire de vague.» Pascal insiste en filant la métaphore. « Jusqu’à présent Calvin-Thomas avait besoin de PIE. Mais PIE va devenir une vieille personne et il faudra bien que quelqu’un s’en occupe. Calvin-Thomas sera là. Il y aura passage de relais, cela se fera naturellement. »

Et si demain PIE et Calvin-Thomas s’arrêtaient, eux que deviendraient-ils ? Ils réfléchissent. Je ferai tout à fait autre chose, dit Laurent. Je crois que je dirigerai un club de sport. Le côté voyage, les jeunes, l’ambiance, le « Team »… Ça me plairait assez. » Sans même s’en rendre compte, le voilà qui bâtit un nouveau PIE. Pascal remonterait bien autre chose, mais quoi ? « Ça dépendrait de ce qui se présente. ». Je m’associerai à quelqu’un. À deux, c’est tellement plus facile. »
Ni l’un ni l’autre n’envisagent de travailler dans une boîte qui ne soit pas la leur. « De toute façon personne ne voudrait de nous. » « Et puis quand je réfléchis, dit Laurent, je réalise que, jusqu’à aujourd’hui, toutes mes fiches de paie, c’est Pascal qui me les a faites. Et d’ailleurs il a dû faire toutes les siennes aussi. » Pascal confirme.

Pour finir, on glisse sur le terrain personnel. Laurent voudrait parler des cassures, de ces autres moments qui changent la vie, mais il dit : « Non ç’est pas le sujet . On est là pour parler de PIE.» Il évoque tout de même sa fracture du genou : « C’était l’an dernier, pendant que je promenai mon chien ». Et de penser aussitôt au genou de Pascal. « Moi c’était, il y a longtemps – un accident de moto. » Laurent c’était le genou gauche. Et Pascal ? Le gauche également. Pourtant, et à n’en pas douter, les deux ont toujours fait la paire.

L’un à propos de l’autre : « Laurent une capacité incroyable à rencontrer les autres, à aller vers eux.»
L’autre à propos de l’un : « C’est quelqu’un de très solide… Moi tout seul, combien de fois je serai parti en vrille ! »

Pascal Blox & Laurent Bachelot en 10 dates

Juillet et Août 1956
Naissance de Pascal Blox à Saint-Mandé (94)
Naissance de Laurent Bachelot à Bizerte (Tunisie)

1971
Pascal : École de commerce de Paris

1974
Laurent : un an, en « high shool, » aux USA

1976
Pascal et Laurent se rencontrent

1978

Création de « Caram’lait » (une société qui commercialise le Milquidou)
Pascal rencontre Annie Dumaine

1981
Création de PIE.

1984
PIE prend ses quartiers « rue du Bac » (7e)

1986
Laurent part travailler un an aux USA.
Laurent rencontre Susie Nowakowski.
Début du partenariat avec ASSE
Naissance de Thomas (fils de Pascal)

1988
Naissance de Calvin (fils de Laurent)

1989
Création de « Calvin-Thomas »
Déménagement « rue Berbier-du-Mets » (13e)

1989 & 1992
Naissance d’Hector (fils de Laurent) et de Marion (fille de Pascal)

1998
Le bureau national de PIE déménage à Aix-en-Provence

Article paru dans le journal Trois-Quatorze n°34

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