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Extrêmement accueillants

Hector surplombe Cape Town, sa ville d'accueil pour une annéeEn image : Hector surplombe Cape Town

EXTRÊMEMENT ACCUEILLANTS

Hector, Cape Town
Une année scolaire en Afrique du Sud

Je suis donc arrivé en Afrique du Sud début août, et plus précisément à Cape Town (la ville mère). J’ai été accueilli dans une superbe famille, vraiment très gentille, avec qui le feeling passe bien. Il y a Karen ma maman d’accueil, Megan, 17 ans, ma sœur d’accueil et Wezley, le grand frère, 26 ans. Je n’ai pas de père d’accueil.
J’ai commencé ma première soirée par un Braai: barbecue bien de chez eux, avec tous types de viandes, toutes succulentes. C’était à l’occasion de l’anniversaire de Megan.
Je vis aux abords de Cape Town dans le quartier d’Edgemead, qui n’est pas très grand, mais où il y a tout ce qu’il faut. Ça me change beaucoup de La Folie, car maintenant j’habite en ville et je peux marcher pour rejoindre quasi tout ce que je veux. Cape Town n’est pas non plus très loin.
J’ai commencé les cours deux jours après mon arrivée : très gros changement. Je porte l’uniforme: blazer, pantalon, chemise, chaussures; je commence les cours à 8h et je finis à 14h30, avec deux pauses.
Les gens sont extrêmement accueillants, je trouve ça fou. Je n’ai pas passé une minute tout seul. Dans mon école, il y a plusieurs «Exchange Students»: Cody un Allemand (qui est parti deux semaines après mon arrivée), Bianca, Chiara, Luigia et Georgia des filles italiennes (mais deux d’entre elles sont parties aussi), et aussi une Allemande. Bianca est la seule fille qui est ici pour dix mois, comme moi.
Comme cours, j’ai maths, biologie, physique, histoire, et anglais (j’échappe au cours d’afrikaans).
Pour les Sud-Africains, en France, tout est merveilleux ! Ils ne connaissent que Paris et rêvent d’y aller. D’après eux donc, et parce que je suis Français, je suis donc quelqu’un de vraiment spécial, limite « supérieur ». Alors que leur pays n’a rien à envier au nôtre.
Dès le premier mois je me suis mis au rugby et ça rythme ma vie. Après mon premier entraînement, j’ai joué mon premier match avec l’équipe: je jouais au centre (ce qui n’est pas trop mon poste). J’ai tapé dans l’œil du coach, alors il m’a fait jouer le second match dans l’équipe première. J’ai joué un autre match au poste de numéro 9 (qui n’est toujours pas mon poste). J’ai participé également à un tournoi de Rugby à 7. Lors de la première rencontre, suite à un plaquage, je me suis relevé avec un gros mal de tête. Résultat: commotion cérébrale et petit tour à l’hôpital… fidèle à moi-même. Comme ma blessure m’empêche de jouer six semaines, je ne pourrai pas reprendre avant la fin de la saison: dommage, car j’avais été sélectionné pour jouer à 7. Du coup, j’ai commencé le sprint et vais à la salle de musculation régulièrement.
Petite particularité sud-africaine que j’ai eu du mal à intégrer: pour dire bonjour aux filles, aux dames, etc., on ne fait pas la bise, comme chez nous, mais un genre de câlin. Voilà! Au début, j’étais un peu perdu.
Le climat à Cape Town ressemble pour l’instant à celui de la Bretagne; il peut changer très vite. Hier, par exemple, il faisait 30°C, grand soleil et aujourd’hui 15°C seulement, avec beaucoup de vent et de la pluie. Mais globalement, il fait bon pour l’instant… en attendant les fortes chaleurs de l’été. En ce moment, il y a de très fortes restrictions d’eau, car il n’y a plus trop d’eau dans les réserves: c’est un problème.
Niveau religion, ils sont très croyants ici, mais protestants. Je n’ai pas eu l’occasion d’aller à l’une de leurs célébrations mais c’est prévu. Je vais quand même les vendredi soirs quand je peux à une sorte de «caté» où un temps est réservé à la méditation et l’autre au jeu et à la danse. J’adore vraiment ces moments. J’ai déjà pas mal commencé à visiter. J’ai pas mal de projets en tête pour rendre cette aventure encore plus folle qu’elle ne l’est déjà.