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Séjours scolaires dans un lycée aux Pays-Bas

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Pays-bas, vélos & co

Infos pratiques Pays-Bas 2023/2024

Année scolaire

10 000€
fin août / début sept. 2023
Inscriptions ouvertes


Année scolaire en école bilingue
(anglais, néerlandais)

11 500€
fin août / début sept. 2023
Inscriptions ouvertes


Semestre scolaire

9 300 €
fin août / début sept. 2023
Inscriptions ouvertes

S’inscrire

Pour partir vous devez impérativement être né entre le 15 avril 2005 et le 30 août 2009

Partir avec PIE aux Pays-Bas

C’est une destination souvent négligée par les lycéens français, mais à tort, car les Pays-Bas ouvrent grand les portes de l’Europe… tout comme celles du trilinguisme (possibilité d’une formation scolaire qui mixe anglais et néerlandais). C’est un pays où il fait bon vivre et qui allie avec une grande subtilité la tradition et la modernité.

Pour les 14-18 ans — PIE permet à un lycéen français de vivre un semestre ou une année scolaire aux Pays-Bas, en intégrant un lycée néerlandais et en étant accueilli dans une famille. Ce programme est basé sur l’immersion totale dans le pays d’accueil. La particularité sur cette destination est d’offrir la possibilité au participant PIE de suivre, s’il le désire, une formation scolaire bilingue (anglais et néerlandais). Le semestre ou l’année scolaire aux Pays-Bas se présente comme une alternative intéressante au séjour scolaire aux États-Unis.

Sur les enjeux du séjour scolaire de longue durée et sur la mise en place d’un tel séjour, lire : Partir avec PIE.

 

De par sa situation et son histoire, ce pays de passage et de contact est plus que tout autre soumis aux grandes mutations. Au cours des dernières décennies, les Pays-Bas n’ont cessé de se transformer, sous l’influence de facteurs internes et externes, tels l’ouverture à l’Europe, la mondialisation, la crise énergétique, les crises économiques, les nouvelles technologies, les aspirations des nouvelles générations à la modernité, etc. Pourtant son identité reste puissante : le pays est en effet fortement influencé par sa géographie (et notamment par la menace naturelle de l’océan), par la présence des grandes puissances voisines, par les valeurs morales du protestantisme calviniste dont il a largement hérité. Terre de convergence et d’échange (la population y est majoritairement polyglotte !), attachée à la liberté autant qu’au droit, les Pays-Bas sont une merveilleuse terre d’accueil pour les étudiants internationaux.

Sources : Jan, Léa, Travel Active, Grand Angle Pays-Bas (KVK-nummer 67850227 – Media Communicatie en advies)

Terres gagnées sur la mer

Terre, langue et couleur
On a coutume en France de l’appeler la Hollande, en référence à sa province la plus importante et historiquement la plus prospère. Mais son nom véritable est Royaume des Pays-Bas, plus souvent abrégé en Pays-Bas. « Pays plat » lui conviendrait parfaitement, mais le terme est réservé par son voisin —on pourrait dire aussi cousin— un brin plus méridional. On devrait logiquement appeler ses habitants les Pays-Bassois, terme officiellement reconnu, mais on lui préfère celui de Néerlandais… ou de Hollandais (quitte à se fâcher avec le Brabant) ou encore de Bataves (par métonymie cette fois, en souvenir de certains ancêtres).

Vous dites « Gezellig » pour exprimer par exemple le plaisir que vous avez à vous retrouver l’hiver au coin du feu, à discuter entre amis, alors qu’il neige au dehors.

Quant à sa langue, on s’accorde majoritairement à la désigner sous le terme de néerlandais , mais quelques-uns —les plus Français ou les plus têtus (ce qui revient un peu au même)— s’escriment à parler de hollandais. Qu’importe le nom pourvu qu’on ait l’ivresse : la langue néerlandaise est la troisième langue germanique la plus parlée au monde ; elle est langue officielle aux Pays-Bas, en Belgique et au Suriname, à Aruba, Curaçao et Saint-Martin… et sa dérivée, l’afrikkans, en Afrique du Sud et en Namibie. C’est une langue réputée difficile pour nous Français : d’aucuns la rejettent en raison de la longueur et de l’imprononçabilité de certains mots ; d’autres l’adorent pour sa poésie, sa force symbolique et la beauté qui la traverse. Attardons-nous seulement sur le mot Gezellig —au son charmant—, qu’on pourrait platement traduire par « agréable », alors qu’il contient, à l’image du Heimat allemand ou du Saudade portugais, tout un concept et tout un monde. Vous dites Gezellig pour exprimer par exemple le plaisir que vous avez à vous retrouver l’hiver au coin du feu, à discuter entre amis, alors qu’il neige au dehors.
La couleur des Pays-Bas est l’orange, en hommage à la libération du joug espagnol par Guillaume d’Orange au XVIe siècle. C’est la raison pour laquelle, à l’origine, le drapeau national était bleu, blanc et orange… Mais au XVIIe, l’orange fut remplacé par le rouge, jugé plus visible en mer, et la bannière devint naturellement bleu, blanc, rouge. De quoi entretenir une petite rivalité symbolique avec un autre voisin… que nous connaissons bien ! Si les rapports Franco-Néerlandais sont loin de nourrir le quotidien des deux peuples, l’approche du pays sous cet angle n’est pas inintéressante pour un étudiant d’échange.

Souligner certaines caractéristiques françaises susceptibles d’agacer les Néerlandais, permet d’esquisser en creux ­—et de façon forcément caricaturale— quelques tendances bataves.

Nos voisins
On prétend souvent que Français et Néerlandais ne s’aiment pas. Les Néerlandais trouveraient les Français arrogants, et les Français, les Néerlandais arrogants. Allez démêler le faux du vrai ou le vrai du faux ! Pas facile et pas forcément utile… sinon pour souligner le petit sentiment de supériorité qui animerait nos deux peuples. On notera que le mot « Batave » est construit sur le superlatif Bata, issu du mot Bete (« Meilleur » en néerlandais). On remarquera aussi —et en contrepoint­—, qu’un célèbre dicton néerlandais veut que « l’on coupe la tête qui dépasse du champ de maïs », comme pour mieux prévenir des dangers inhérents, celui qui souffre d’un complexe de supériorité.

Souligner certaines caractéristiques françaises susceptibles d’agacer les Néerlandais, permet d’esquisser en creux ­—et de façon forcément caricaturale— quelques tendances bataves. Si les Néerlandais trouvent les Français un peu « autocentrés » (sur leur pays, leur langue, leur culture), c’est qu’en contrepoint, ils sont particulièrement ouverts sur le monde. Le pays est depuis la nuit des temps une terre de passage, de commerce, d’échange, de transport. Sa position géographique, au cœur de la Banane bleue en fait un point central, ne serait-ce qu’au niveau des transports. Si Rotterdam, n’est plus le premier port mondial, il garde le leadership derrière les ports asiatiques. Les Néerlandais étaient de grands explorateurs… ils sont aujourd’hui de grands voyageurs. Contrairement aux Français, ils sont dans leur grande majorité polyglottes ; les jeunes générations maîtrisent souvent trois langues ; l’anglais fait partie intégrante de leur quotidien.

Il se dit que les Néerlandais trouvent les Français nonchalants (pour ne pas dire paresseux) et approximatifs (pour ne pas dire inconstants). Guère étonnant pour un peuple entreprenant, sérieux, un peuple de bâtisseurs (on pense aux polders, ces terres gagnées sur la mer au prix d’ouvrages titanesques), de juristes et de marchands. Les Néerlandais sont très respectueux du collectif (là où nous sommes plus individualistes), des engagements oraux et écrits (alors que les Français sont toujours plus laxistes sur ce point) et des horaires (dans ce domaine, contrairement à nous Français, ils sont même pointilleux !) et particulièrement pragmatiques (plus efficaces et plus consensuels dans la recherche d’équilibres et de solutions que nous le sommes). Voilà, c’est vrai, de quoi nourrir des inimitiés. Accordons une chose à nos voisins : c’est qu’ils nous connaissent —nous et notre culture— bien mieux que nous ne les connaissons ; et comptons sur la nouvelle génération de lycéens français pour rattraper ce retard et pour casser toutes ces idées reçues en développant au plus vite amitiés et échanges.

Symboles

Gouda, Pays-Bas Tulipes, Pays-Bas Moulins, Pays-Bas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La tulipe est royale, elle est signe d’amour parfait, elle est symbole d’élégance, d’abondance de luxe et de prospérité. Le moulin est à la fois machine/outil et lieu de vie, il est associé au travail et à la paix du foyer, et à l’amour aussi. Le gouda, quant à lui, est double et paradoxal.

Tout pays a ses symboles, ses icônes, ses incontournables… les Pays-Bas en ont au moins trois qui résonnent en nous comme des rengaines : les tulipes, les moulins, le gouda. La tulipe est royale, elle est signe d’amour parfait, elle est symbole d’élégance, d’abondance de luxe et de prospérité. Le moulin est à la fois machine/outil et lieu de vie, il est associé au travail et à la paix du foyer, et à l’amour aussi. Le gouda est double et paradoxal : d’un côté, il est signe de fermentation, autrement dit de mort et de putréfaction, de l’autre, il symbolise la fertilité et l’assemblage (des pâtes, des provinces et des origines). Et, pour revenir à la couleur nationale, on notera que l’orange, couleur chaude par excellence, est souvent associée à la communication et à la créativité, au dynamisme et à l’ouverture d’esprit.

Culture et contre culture
Toutes ces données nous aident à dessiner —même si c’est à traits larges et vulgaires—, les contours de la petite monarchie constitutionnelle des Pays-Bas, une des terres les plus denses de la planète, un pays battu par les vents —mais qui a en partie vaincu l’océan— qui abrite un peuple sophistiqué, lequel possède une haute idée de la beauté et du bien-être —du confort et du design notamment—, lequel cultive la finesse autant que la technicité —histoire déjà de ne pas se noyer—, soigne le collectif autant que l’intime, et qui considère constance et droiture comme des valeurs absolues ; un pays de penseurs et d’artistes rigoureux —tous novateurs en leur temps (d’un côté des philosophes —Spinoza en tête—, de l’autre des peintres —à commencer par Bosch, Rembrandt, Vermeer, Van Gogh…), un pays attaché comme tant d’autres à ses traditions, mais qui sait —peut-être plus que les autres— les bousculer, en adoptant aisément contre-cultures et nombre de mouvements contestataires. Notons à ce propos, qu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, le Roi des Pays-Bas en personne vient, au nom d’une forme de « Cancel Culture », de décréter qu’il abandonnait à jamais l’usage de son carrosse doré !

Us et coutumes aux Pays-Bas

Vélos et cafés aux Pays-Bas

Passer un semestre ou une année aux Pays-Bas, c’est pénétrer au coeur de sa société. Pour s’adapter à ce nouvel environnement, il est nécessaire évidemment de la comprendre. Voilà quelques généralités qui pourraient aider un adolescent français à mieux décrypter son environnement et lui permettre de mieux s’intégrer.

Repas, pauses
Aux Pays-Bas, le repas de midi se prend sur le pouce. Un simple Sandwich ou Broodje fait l’affaire. Il faut dire que le petit déjeuner, qui se prend généralement assez tôt le matin est souvent copieux. Les Néerlandais sont en revanche très attachés aux pauses-café. Les Koffietijd, généralement programmées entre 10h30 et 11h00 et entre 15H00 et 16h00, ont une fonction gustative et une fonction sociale. Quels que soient leur région, leur milieu et leur âge, tous les Néerlandais essaient à leur façon et dès que c’est possible de se plier à cette tradition. Ils profitent du Koffietijd, pour déguster café, thé et bière… des boissons qu’ils apprécient tout particulièrement. Le repas du soir, le seul vrai repas chaud, qui se prend tôt également (aux environs de 18h), est plus consistant, surtout en hiver.

Hot-dogs aux Pays-Bas

Manger aux Pays-Bas

Alimentation
Elle est très axée autour du pain, des produits laitiers, des protéines. On mange globalement moins de légumineuses aux Pays-Bas qu’en France. Les Néerlandais aiment beaucoup les encas. En une année, vous ne pourrez échapper à un tas de bonnes (ou moins bonnes) choses : Stroopwafel (gaufrettes au sirop), Patatje oorlog (frites épaissses), broodje haring (hareng cru), kroketten et frinkandellen (croquettes), Gouda et le Geitenkaas (fromage), Tompouce (millefeuilles très réglementé au niveau de sa taille, sa forme —rectangulaire— et sa couleur —orange— !), Stamppot (purée locale), Rijsttafel (riz indonésien très apprécié à Amsterdam) et autres Poffertjes (pancakes hollandais), Speculaas (version néerlandaise du Spéculoos).

Rythme de vie
Au niveau des horaires, tout, on l’aura compris, est décalé par rapport à la France. Aux Pays-Bas vous vous levez, grosso modo, une ou deux heures plus tôt qu’en France, vous mangez et vous vous couchez une ou deux heures plus tôt également. L’école s’achève à 15 heures ; et la journée de travail, habituellement vers 17h00/17h30. Le rythme néerlandais est censé être meilleur pour la santé.

Le moindre retard —et il se compte là-bas en minute !— est mal vu.

Ponctualité
Aux Pays-Bas, être à l’heure est primordial. Cela est vrai à l’école, dans le cadre professionnel… c’est vrai aussi dans le cadre des relations familiales ou amicales. Le moindre retard —et il se compte là-bas en minute !— est mal vu. Si vous vous rendez compte que vous n’arriverez pas à l’heure, prévenez sans faute la personne avec qui vous avez rendez-vous. Si vous oubliez le rendez-vous… malheur à vous ! De manière générale, l’imprévu aux Pays-Bas ne plaît guère. Là où les Français privilégient l’improvisation, les Néerlandais vont préférer la planification.

Patin d'hier, Pays-BasPatins d'aujourd'hui, Pays-Bas


Le sport
Les Néerlandais sont très sportifs… bien plus à l’évidence que nous ne le sommes. Ils consacrent du temps aux activités sportives, aux sports individuels et collectifs, que ce soit à l’école ou en famille. Le sport et les activités physiques sont pour eux affaires quotidiennes. Au haut niveau, ils obtiennent d’ailleurs des résultats exceptionnels, eu égard au nombre d’habitants.
Le sport le plus pratiqué en club est de loin le football (en extérieur ou en salle). Mais les Néerlandais sont également des adeptes de la natation, du cyclisme, de l’escrime, du hockey sur gazon, du water-polo, du plongeon, de la boxe, du taekwondo, du badminton, du baseball, du judo, du patinage de vitesse…. Notons que le patin à glace est à la fois un sport (qui se pratique énormément et dans lequel les Néerlandais ont trusté 90% des médailles olympiques depuis la création des Jeux), une tradition et un moyen de transport. De même bien entendu que le célébrissime vélo !

Vélo
En France on l’appelle La petite Reine, aux Pays-Bas, on pourrait l’appeler Le grand roi. Le vélo, là-bas, est le maître des lieux : des villes et des campagnes, des routes, des pistes et des chemins. Il a dans bien des endroits supplanté l’auto. On le pratique seul, en famille, en groupe, en club, sur piste, en appartement… Chaque Néerlandais en possède au moins un, mais souvent deux ou trois. Il y a le vélo de tous les jours, le vélo de travail, le vélo de sortie, le vélo de compétition, etc. Attention : contrairement à ce que l’on pourrait croire, le vol de vélo est aux Pays-Bas un sport national. Là-bas, on cadenasse donc son vélo plutôt deux fois qu’une !

On le pratique seul, en famille, en groupe, en club, sur piste, en appartement… Chaque Néerlandais en possède au moins un, mais souvent deux ou trois.

Intimité
Les Néerlandais, à l’image de la plupart des peuples du nord de l’Europe, ne sont pas pudiques. Dans les douches, les saunas, les vestiaires collectifs (qui sont souvent mixtes), ils ne se contorsionnent pas pour se changer. Si quelqu’un a oublié son maillot, il se baigne nu et personne ne s’en offusque. Question d’habitude !

Si les rideaux ou les fenêtres des habitations sont constamment grands ouverts, c’est que la mentalité calviniste est passée par là, qui considère que le citoyen honnête n’a rien à cacher. À Amsterdam, une armée de laveurs de carreaux parcourt la ville afin de rendre les vitres les plus transparentes possible. Attention pour autant : ne vous avisez pas, en tant que passant ou visiteur, de profiter des « Bow Windows » pour jeter des regards curieux à l’intérieur des maisons : cela serait très, très mal vu ! Les Néerlandais sont très respectueux du groupe, mais paradoxalement très attachés au principe de « Privacy ».

Un lieu mal tenu ou en désordre est douteux : il témoignerait presque —la mentalité protestante est encore passée par là— d’une moralité dangereuse.

Ordre
L’espace (on pourrait presque dire « le monde » néerlandais) est en général plutôt ordonné. Les maisons sont bien rangées et propres, tant extérieurement qu’intérieurement. La rue en particulier et tout l’espace public en général, l’est tout autant. Un lieu mal tenu ou en désordre est douteux : il témoignerait presque —la mentalité protestante est encore passée par là— d’une moralité dangereuse.

Fêtes et célébrations
> Sinterklaas, est une célébration similaire à la Saint-Nicolas (équivalent de notre Père Noël) ; elle a lieu début décembre. Ce jour-là Zwarte Piet (ou Black Pete ou Black Peter), l’assistant de ce Père Noël local, est incarné par des personnes dont le visage a été peint en noir, avec du rouge sur la bouche et une perruque de cheveux frisés sur la tête. Zwarte Piet est noir de suie, car il se glisse dans les cheminées. Comme Zwarte Piet a suscité de nombreux débordements et protestations, certaines municipalités ont fini par l’interdire.
> Le 27 avril, on célèbre Koningsdag (ou Jour du roi), autrement dit son anniversaire. C’est la fête nationale. Autant vous dire que ce jour est férié.
> Le Carnaval est une autre tradition néerlandaise. Les racines de l’événement sont catholiques : le carnaval est donc plus spécifique au Brabant-du-Nord et au Limbourg. Vous pouvez participer à ces célébrations la demi-semaine avant le mercredi des Cendres. Le Boonte Störrem (cortège du dimanche) de Maastricht est particulièrement célèbre.
> Le Dodenherdenking (ou Jour du Souvenir) est un évènement majeur : il se déroule le 4 mai. Les Néerlandais se souviennent et honorent à cette occasion tous ceux, soldats et civils, qui ont péri pendant la Seconde Guerre mondiale. À 20h, où que vous soyez, tous les services publics, magasins de détail et restaurants respecteront deux minutes de silence. Ne vous avisez pas de parler pendant ces deux minutes-là.

S’offusquer serait dommage, car les Néerlandais sont par ailleurs particulièrement ouverts et tolérants.

Argumenter aux Pays-Bas

Franc-parler
Les Néerlandais ont la réputation d’être francs et directs… à tel point qu’ils sont parfois considérés comme impolis. En tant qu’étranger, vous serez sans doute surpris. Mais s’offusquer serait dommage, car les Néerlandais sont par ailleurs particulièrement ouverts et tolérants. Si jamais vous vous sentez mal à l’aise pour répondre à une question, jouez de votre côté la carte de la franchise : un « Je suis désolé, je ne souhaite pas en discuter » ou « Je suis désolé, je ne me sens pas à l’aise pour évoquer ce sujet » suffira : vos interlocuteurs comprendront parfaitement.

Différences internes
On notera de grosses différences entre les Néerlandais du sud et ceux du nord, entre les régions de tradition catholique ou protestante… et bien sûr —et avant tout— entre ceux qui ressemblent au portrait-robot que nous venons de dresser et ceux qui s’en éloignent totalement.

La famille néerlandaise

La famille, c’est la vie de tous les jours. La famille est un soutien, une présence permanente et rassurante. C’est grâce à elle qu’on devient un hôte à part entière et non un touriste de longue durée. Si le fonctionnement de chaque famille est unique, la structure du pays et son identité culturelle déterminent à l’évidence quelques règles de vie en son sein.

Faire ensemble, être ensemble
Les Néerlandais sont puissamment attachés à la notion de groupe : ils ont une haute idée du collectif et de l’intérêt général : la communauté nationale, l’équipe sportive, la troupe (de théâtre ou autre), la classe, l’entreprise, le groupe (de discussion, de travail…), mais surtout et avant tout : la famille ! La famille parce qu’elle est le clan originel et parce qu’elle a forgé les premiers sentiments d’appartenance.
Samen doen, samen zijn (« Faire ensemble, être ensemble »), est une expression très utilisée aux Pays-Bas. Elle souligne autant le plaisir d’appartenir au groupe (la chaleur, l’unité qui s’en dégage) que les devoirs qui sont rattachés à cette appartenance : entraide, recherche de solutions collectives, prise en compte permanente de l’intérêt général.
Le vivre ensemble est une notion clé aux Pays-Bas : là-bas, c’est le sentiment d’inclusion qui prédomine et l’exclusion qui est combattue avec constance et fermeté. D’où l’attachement des Néerlandais au concept d’égalité et la place cruciale, au sein de n’importe quel groupe (et au cœur même de la famille), du combat contre toute discrimination, que ce soit en termes de sexe, d’âge, d’origine de handicap. Pour cette raison, un enfant accueilli pour un semestre ou une année aura, aux Pays-Bas encore plus qu’ailleurs, une place sinon privilégiée du moins établie et reconnue.

L’organisation, plus horizontale et basée sur la responsabilité individuelle, est là pour rappeler le fondement religieux et majoritairement protestant de la société

Famille d'accueil néerlandaiseLa responsabilité de l’individu, la force de l’union
En vertu de ce principe, la famille néerlandaise est nettement moins hiérarchisée que la famille française. L’autorité en son sein n’est pas verticale : le système n’est globalement ni patriarcal ni matriarcal. L’organisation, plus horizontale et basée sur la responsabilité individuelle, est là pour rappeler le fondement religieux et majoritairement protestant de la société, laquelle impose depuis la fin du moyen-âge des exigences éthiques puissantes à chacun. Au cœur ce cette pensée, l’individu est considéré comme étant capable du pire et du meilleur. Il doit donc faire preuve d’une grande discipline pour se protéger de lui-même et pour protéger les autres. La force de l’individu vient de son émancipation individuelle (car son savoir et sa maîtrise, qui le libèrent, lui permettent de réfléchir, d’argumenter, de contester) et de sa capacité à s’unir.

Droit au but
Ces fondements expliquent aussi l’attitude directe et franche des Néerlandais, laquelle peut passer pour un jeune Français pour froide et maladroite. Aux Pays-Bas, on ne se voile pas la face : en famille on se dit les choses, sans cri et sans agressivité, mais sans contours, sans digressions, sans tergiversations. Les Néerlandais ne sont pas conflictuels : en famille comme ailleurs, ils aiment la paix œuvrent plutôt dans le consensus et ont tendance à faire confiance à chacun, mais ils exigent de chacun qu’il veille en permanence au respect des autres.

On conseillera donc à un jeune Français de suivre cet adage néerlandais : « Fais comme tout le monde, c’est déjà assez fou ! »

Famille d'accueil aux Pays-BasComme tout le monde
Pour les esprits méditerranéens, cette responsabilisation individuelle poussée à l’extrême peut parfois apparaitre comme contraignante voire oppressante, car elle s’accompagne ou se confond, c’est évident, avec un certain conformisme, et frise par sa rigueur une forme de fermeté… que d’aucuns jugent trop sévère. Un jeune Néerlandais ne dérogera pas sans raison à la règle ou à la loi, là ou un adolescent Français s’en « arrangera »… ce qu’un parent ne comprendra pas ! Pour bien s’intégrer à la cellule familiale néerlandaise, on conseillera donc au jeune Français de suivre cet adage local : « Fais comme tout le monde, c’est déjà assez fou ! »

 

 

 

Autres petits conseils
> Communiquer de façon directe en allant à l’essentiel
> Écouter ses interlocuteurs, ne pas interrompre
> Veiller aux exigences des autres
> Poser toutes les questions nécessaires
> Argumenter et dire ce qu’on pense, mais ne jamais communiquer dans l’agressivité
> Éviter l’emportement, proscrire la colère
> Respecter tous ces engagements
> Une fois une décision prise, ne pas revenir dessus…

Cuisiner en famille aux Pays-Bas - PIE Jeux de cartes en famille aux Pays-Bas - PIE

L’école néerlandaise

Grands principes
Si l’enseignement aux Pays-Bas dépend d’un ministère (donc de l’administration d’État), la gestion des établissements scolaires est quant à elle fortement décentralisée. Les écoles du pays sont libres de fonctionner quasiment comme elles le souhaitent, tant au niveau de leurs méthodes d’enseignement que de leurs rythmes et du recrutement du corps enseignant. L’état fixe néanmoins quelques règles : exigence d’un nombre minimum d’heures d’enseignement pendant la totalité de la scolarité, durée des vacances d’été, respect des pauses, d’un tronc commun, etc.
70 % des 3 600 écoles du pays sont privées : beaucoup sont des écoles confessionnelles (protestantes, musulmanes, catholiques…) ou des écoles offrant une grande diversité de dispositifs pédagogiques (type Dalton et Montessori).

Aux Pays-Bas, c’est le raisonnement par induction qui est valorisé plutôt que l’acquisition des savoirs. Dans le principe, la compétence là-bas prime sur la connaissance.

Les jeunes Néerlandais intègrent l’école au plus tard à 4 ans et quittent le primaire à 12 ans ils sont alors orientés soit vers un enseignement professionnel (MBO), soit vers le HAVO soit le VWO (enseignement le plus élitiste). Quelle que soit l’orientation choisie, les élèves doivent, dans la phase finale de leur enseignement secondaire, définir leur domaine de compétences. Ils optent alors pour une spécialisation, thématique (en fonction de leur branche), puis procèdent à une sorte de panachage pour leur examen final (au cours duquel ils présentent un certain nombre de matières, au choix).
Aux Pays-Bas, c’est le raisonnement par induction qui est valorisé plutôt que l’acquisition des savoirs. Dans le principe, la compétence là-bas prime sur la connaissance. L’enseignement est par ailleurs particulièrement interactif et centré sur l’étudiant, offrant aux élèves l’attention et la liberté dont ils ont besoin pour développer leurs propres opinions et leur créativité dans l’application des connaissances nouvellement acquises. On travaille davantage à l’autonomie de l’enfant qu’on peut le faire en France. Quand la France exige de l’élève qu’il soit « le meilleur », les Pays-Bas lui demandent de « faire de son mieux ». La nuance est réelle : elle façonne le système, le ressenti de l’élève (stress, goût du travail, frustrations, participation) et les relations (élèves/élèves, élèves/enseignants). Le système éducatif se concentre également sur le travail d’équipe, créant un environnement idéal pour échanger et se faire des amis. L’entraide là-bas est de mise. Tout cela est donc très favorable à un étudiant étranger.

C’est une école qui laisse —contrairement à l’école française— peu d’élèves en échec, mais qui, paradoxalement, oriente très tôt les élèves

« Savoir faire » versus « savoir » ?
L’école néerlandaise est donc très ouverte et très portée sur le « pédagogique », au point de se perdre parfois dans les méandres de l’expérimentation et de la nouveauté. Elle est critiquée, notamment pour sa tendance à négliger le savoir —connaissance dite « livresque »— au profit du « savoir-faire ». C’est une école qui laisse —contrairement à l’école française— peu d’élèves en échec, mais qui, paradoxalement, oriente très tôt les élèves (on peut même dire trop tôt !). Elle reste remarquable en termes d’acquisition des langues (anglais en tout premier), des technologies nouvelles. Elle forme une élite particulièrement pointue en architecture, design, photo, art contemporain et des techniciens hors pairs (informatique notamment).

Lycéennes aux PAys-Bas - PIE echange

Journée d’un écolier néerlandais.
Si la journée d’un écolier commence aux Pays-Bas comme en France aux alentours de 8h00 /8h30, elle se termine pour les enfants néerlandais vers 15h (au milieu des années 2010, des tests ont même été effectués en vue de raccourcir encore la journée de travail afin de permettre aux élèves néerlandais de sortir à 14 heures !). Le rythme scolaire néerlandais permet indéniablement une meilleure répartition des leçons (une première partie de la journée consacrée aux enseignements fondamentaux, la seconde, aux sciences, arts plastiques ou humanités) et un plus grand épanouissement de l’enfant (moins de fatigue, plus de variété et de complémentarité entre le cours didactique, les ateliers, le travail de groupe, l’activité physique).

Aux Pays-Bas, les structures organisées autour des collectivités locales rendent possible des rythmes scolaires allégés et déconcentrés.

Après l’école
En France, les collectivités locales se retrouvent dos au mur, tant logistiquement que financièrement, pour organiser des activités périscolaires ; elles ne peuvent se reposer sur des structures préexistantes et ne sont pas aptes à mettre en place des lieux d’accueil dignes de ce nom pour proposer des activités extrascolaires à près de 6 millions d’écoliers. Aux Pays-Bas, les structures organisées autour des collectivités locales sont extrêmement développées (bâtiments, accueil, personnel, activités…), rendant possible des rythmes scolaires allégés et déconcentrés. Une des particularités néerlandaises est l’extrême facilité avec laquelle des particuliers peuvent créer un centre offrant des activités extrascolaires après les cours : sports, musique, art, jeux éducatifs. Ces centres ne sont pas des garderies, loin s’en faut. Ils mettent en place des activités récréatives et éducatives visant à faire acquérir aux enfants des savoirs et des pratiques non scolaires mais néanmoins pédagogiques. Ce système a cependant un coût, qui n’est pas accessible à tous et qui a tendance à créer une éducation à deux vitesses.

Le respect des opinions et des convictions de chacun est aux Pays-Bas une vertu nationale. Ce principe, qui renforce le tissu déjà diversifié et pluriel de la société néerlandaise, est un des fondements de la méthode d’enseignement utilisée dans les établissements d’enseignement secondaire néerlandais et dans les centres peri ou para-scolaires.

Le programme d’éducation bilingue

> Sur les 650 écoles du secondaire que compte le pays, 130 (soit 1/5e d’entre-elles) proposent un programme bilingue néerlandais/anglais.

> Dans le cadre de ces formations, les cours sont donnés en néerlandais et en anglais. Dans les classes « juniors » (jusqu’à 16 ans) 50 % de l’enseignement se fait en anglais, contre 25% pour les classes « seniors » (au-delà de 16 ans).

> Le développement des compétences linguistiques est l’axe central de ces formations : les élèves deviennent donc rapidement parfaitement autonomes dans leur seconde langue. Ils peuvent gérer exactement de la même façon (autrement dit en toutes circonstances et à propos de sujets très variés) l’une ou l’autre des deux langues.

Ceux qui bénéficient de ces programmes bilingues se sentent aujourd’hui un peu partout chez eux. Leur anglais devient excellent et ils s’avèrent par ailleurs être globalement plus ouverts et plus mobiles que les autres.

> Ces formations ont vu le jour il y a déjà trente ans, ce qui explique que pour les nouvelles générations de lycéens néerlandais, l’anglais n’est plus considéré aujourd’hui comme une langue étrangère. Les Néerlandais ont même pris récemment, aux Suédois, le leadership européen en termes de maîtrise de la langue anglaise !

> Ceux qui bénéficient de ces programmes bilingues se sentent aujourd’hui un peu partout chez eux. Leur anglais, on l’a vu, devient excellent et ils s’avèrent par ailleurs être globalement plus ouverts et plus mobiles que les autres ; ils communiquent mieux et s’adaptent mieux au monde extérieur, que ce soit dans un contexte international ou national. Ils s’éduquent en effet à des coutumes, des réalités politiques, culturelles ou économique autres, ce qui les oblige à sortir de leur zone de confort et renforce sur le long terme leur adaptabilité. Par la force des choses, ils se sentent plus investis dans le monde, plus conscients de sa globalité. Sans compter que les élèves issus de ce type de classes s’avèrent —de par le contexte et l’émulation positive qui s’en dégage—, particulièrement performants en termes de créativité, de prise d’initiative, d’entreprenariat… voire même de résilience.

> Pour un lycéen étranger, le challenge de l’enseignement bilingue est plus relevé encore que pour un élève néerlandais (car, de fait, il devient trilingue), mais l’expérience prouve qu’il est parfaitement surmontable. Il faut dire que dans ce contexte de formation internationale, les autres élèves, parce qu’ils sont eux-mêmes confrontés à l’apprentissage d’un autre langage, comprennent mieux le jeune étranger. Quant aux professeurs, le fait qu’ils soient spécialisés dans l’enseignement de l’anglais —et que beaucoup d’entre eux soient natifs d’un pays anglophone—, les rend plus aptes à s’adresser à des élèves étrangers et plus performants dans leur enseignement.

À savoir — Les placements en école bilingue peuvent être garantis aux participants PIE qui le demandent.

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