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Frenchie 2

J’ai découvert, un « bled » perdu, ou, apparemment il n’y avait rien à faire. En arrivant, j’ai donc été tres déçu. Surtout que si vous me connaissez, vous savez que je n’aime pas rester sans rien faire ! Mais dès que la « high school » a commencé, j’ai été adopté par tous les autres « students » – Naomie, Trina, Chrissy, Troy, Ben et tous les autres. Ils m’ont emmené partout.
Je savais que les « high school » américaines etaient géniales mais pas à ce point-là. Je crois qu’on y apprend à vivre avant d’y apprendre à étudier. J’adore, l’ambiance qui y règne. Quand je rentre sur le terrain de Basket tout le monde hurle « Let’s go Frenchy » – « Frenchie », c’est plus qu’un surnom, c’est le symbole de mon intégration -. J’adore la mentalité américaine, elle me colle à la peau. Tout le monde me dit que j’ai plus de « school spirit » qu’un américain.
Je vis avec un homme de 63 ans et un autre étudiant d’échange de 15 ans qui vient d’Ukraine. Ce dernier, je ne l’apprécie pas du tout, mais je survis grâce aux autres membres de la famille !
Ils sont marrants et nous emmène où l’on veut. Je les adore trop.
Quand on parle des USA, on pense aux hauts buildings, aux grosses voitures, à la réussite, à la richesse. Et bien, cela n’est qu’une des nombreuses facettes de ce pays. Moi, je vis dans une ville où la pauvreté existe. Même dans ma famille d’accueil, on compte les sous. Et cela fait partie de l’échange, cela m’ouvre encore plus l’esprit. Je vais vous dire : je préfère même être tombé à Stanfield que dans une ville comme L.A. ou Boston. Si vous y êtes tombée (ou si vous y tombez), vous avez de la chance… Mais vous ne vivrez jamais ce que je suis en train de vivre, et peut être que vous le regretterez. Voilà, je vais terminer par un petit conseil pour nos futurs participants. Que vous partiez aux USA, au Mexique, en Australie – ou n’importe où ailleurs – il faut que vous partiez avec un esprit libre, sans préjugés. Il faut que vous soyez ouvert, pour recevoir ce que l’on vous offre. Merci Maman, merci Papa, merci PIE et merci à Laure Castet.
Je vous aime tous ; il me tarde de vous revoir.

Alex, Stanfield, Oregon / Une année scolaire aux USA.