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Question d’instinct

J’ai eu la chance un jour de tomber sur la brochure PIE. C’était une réponse à la question : « Comment vivre autre chose ? » Cete année à l’étranger, c’est de loin la meilleure chose qui me soit arrivée. Que d’aventures, que d’émotions ! Du premier jour de stage jusqu’au moment où il a fallu monter dans l’avion… pour la France. Le plus difficile dans l’affaire c’est bien de devoir revenir, de se dire qu’on ne vivra plus jamais cela, et ne plus pouvoir partager tout ce que l’on a vécu. Avant de partir on vous parle du mal du pays, de la difficulté à accepter un autre mode de vie, de la tendance à comparer. Tous ces problèmes, je les ai rencontrés au retour : ma vie canadienne me manquait. «I never felt homesick until I got back to France. » Mais l’histoire continue. Un de mes frères canadiens est ensuite venu vivre un an chez moi et toute sa famille nous a ensuite rendu visite, j’espère avoir bientôt la chance de retourner làbas. Le retour au pays n’est pas une fin, c’est un nouveau départ. « Trois Quatorze » est une vraie petite merveille. Avant de partir je n’avais pas su capter l’essence de tous ses messages, mais aujourd’hui, à chaque numéro que je lis, c’est comme si je remontais le te mps. À chacune de ces histoires, on s’identifie toujours un peu, on retrouve des instants de vie oubliés, « It feels like the old good days. »

Du haut de mes 15 ans, quand on me demandait : « Pourquoi ce voyage ? », je ne savais pas réellement répondre. Et cinq ans après, je ne sais toujours pas. Peu importe ! On fait parfois des choses sans pouvoir se l’expliquer. Et quand l’instinct nous pousse, on se doit de le suivre. Est-il vraiment nécessaire de trouver toujours des explications et des justifications ?

Jusqu’à présent je n’avais jamais écrit. Aujourd’hui, certaines personnes se sont éloignées de PIE, d’autres nous ont quittés, mais je n’oublie pas. Je sais que toutes ces personnes m’ont permis de partir, de vivre cete formidable expérience, et ce message est ma façon à moi de les remercier et d’encourager à mon tour les futurs participants.

Julien, Picardie
Un an au Canada en 99