En France, entre Parcoursup et le début du cycle supérieur, l’orientation est souvent vécue comme une suite de procédures imposées. Un cursus universitaire outre-Atlantique reste souvent en marge des réflexions, faute de visibilité. Pourtant, cette alternative mérite d’être envisagée sérieusement, même si elle impose d’adopter des repères et une logique propres au système américain.
Pour aborder ce projet, deux approches sont possibles : s’engager dans des démarches individuelles ou intégrer un programme dédié. Quelle que soit l’option choisie, voici les 5 étapes clés pour pouvoir étudier aux États-Unis quand on est français.
Étape n°1 : Découvrir le système universitaire américain et ses spécificités
Le fonctionnement des universités américaines est plus souple que le modèle français. C’est un véritable atout pour construire un parcours sur mesure ; le système évite naturellement les erreurs d’orientation.
Diplôme, Crédits, Majors et Minors : particularités du système américain
Aux États-Unis, le système se découpe en trois cycles principaux :
- l’Undergraduate, les 4 premières années menant au Bachelor,
- le Graduate, qui englobe le Master,
- le Post-graduate, menant au PhD/Doctorat.
Le diplôme de premier cycle – le Bachelor – se prépare en quatre ans. Chaque cours validé rapporte des credits, qui s’accumulent jusqu’à l’obtention du titre.
Contrairement au système français, vous ne vous spécialisez pas immédiatement. Les premières années du Bachelor mixent plusieurs enseignements :
- Culture générale (writing, mathématiques, sciences, sciences sociales, humanités…),
- Cours d’exploration pour découvrir de nouveaux domaines ;
- Cours de spécialité, qui deviennent prioritaires au fil du temps.
Le premier cycle, appelé Undergraduate, s’inscrit le plus souvent dans le modèle des Liberal Arts. Les premières années ne sont pas organisées autour d’une spécialisation immédiate. Ainsi, les domaines des sciences, des arts ou humanités se croisent dans le programme. Cette organisation laisse le temps de prendre ses repères. En découvrant plusieurs disciplines, on peut alors élargir son socle de connaissances avant de s’orienter plus précisément.
La Major, qui correspond à la spécialité principale, n’est donc pas toujours fixée dès l’entrée à l’université. Dans de nombreux établissements, vous la déclarez après un ou deux ans de cours. Il est également possible d’y associer une Minor. Parfois éloignée de la Major, cette spécialisation secondaire apporte une réelle valeur ajoutée tout en préservant une polyvalence précieuse pour l’avenir.
[Témoignage] : Découvrez le parcours de Clémence, partie pour une année “découverte” et finalement diplômée d’un Bachelor américain après quatre ans sur place. Elle y explique comment elle a combiné sa “Major” en Business avec une “Minor” en Histoire.
Différences entre College et University
Un college et une university délivrent le même diplôme : le Bachelor. La différence tient à la structure de l’établissement :
- Les colleges privilégient des effectifs réduits et un nombre limité de programmes.
- Les universities regroupent plusieurs facultés pour couvrir une gamme de formations plus étendue.
- Le community college propose une alternative. Son cursus de deux ans, aux frais de scolarité plus accessibles, sert de tremplin ; vous obtenez vos premiers crédits avant de rejoindre une université pour y finaliser votre diplôme.
Les accréditations régionales encadrent cette mobilité. Ces labels officiels garantissent la validité du cursus et facilitent le transfert des crédits. Ils assurent ainsi la reconnaissance du parcours à l’international, notamment pour une poursuite d’études en France.
Attention toutefois aux équivalences : les diplômes français n’ayant pas de correspondance automatique, il est parfois risqué de partir après un Bac+2 ou une Licence seule. Pour ceux ayant déjà entamé leur cursus en France, la stratégie la plus payante consiste souvent à valider un M1 pour partir effectuer un Master’s Degree complet aux USA.
Holistic Review : les vrais critères d’admission aux USA
Avec la holistic review, les universités américaines évaluent chaque candidature dans sa globalité. Les critères d’admission incluent plusieurs indicateurs : si les résultats scolaires comptent, ils s’intègrent dans une analyse complète de votre profil.
Les jurys examinent notamment :
- La progression scolaire (l’évolution de vos notes sur trois ans)
- L’engagement personnel et les activités extrascolaires
- La cohérence du projet d’études
- La motivation exprimée dans les écrits personnels ou “essays“
Cette méthode favorise la diversité des profils, car les universités cherchent avant tout des personnalités capables d’enrichir la vie du campus.
Fall, spring & Rolling admission : L’importance du calendrier pour les étudiants français
Aux États-Unis, la majorité des établissements accueillent leurs étudiants à la rentrée de Fall (août-septembre). Certains ouvrent également une session en Spring (janvier). Les candidatures sont gérées selon des dates limites fixes ou sur un principe de rolling admission, avec une analyse des dossiers assurée au fur et à mesure des dépôts.
Ce calendrier se prépare dès septembre, autrement dit, bien avant les périodes de décision habituelles en France. Entre le passage des tests, la constitution du dossier et les envois, les démarches s’étalent sur plusieurs mois. Contrairement aux circuits classiques aux étapes prédéfinies, un cursus américain exige une gestion particulière pour coordonner chaque échéance.
Étape n°2 : Préparer efficacement sa candidature
Votre candidature rassemble les éléments attendus par les universités. Bien comprendre les critères d’évaluation des jurys vous aidera à optimiser votre dossier.
Résultats scolaires & Calcul du Grade Point Average (GPA)
Les universités américaines consultent vos relevés de notes de Première et de Terminale, ainsi que vos résultats au Baccalauréat. Ces documents sont requis pour établir votre GPA (Grade Point Average), l’indice de performance qui situe votre niveau académique selon les standards américains.
Le jury observe avant tout la cohérence de votre parcours et votre progression sur l’ensemble du cycle.
Maîtrise de l’anglais : Certifications et option ESL
La certification du niveau de langue est indispensable. Les établissements reconnaissent principalement le TOEFL, l’IELTS ou le DET (Duolingo English Test). Un niveau B2 est généralement requis pour suivre les cours et participer activement aux travaux dirigés.
Cependant, il ne faut pas confondre certification et bilinguisme : faut-il parler couramment pour étudier aux USA ? La réponse est non. En réalité, l’immersion sur le campus est le meilleur moyen de progresser.
Si votre maîtrise est encore fragile, l’option ESL (English as a Second Language) permet de débuter sur le campus sans attendre. Ce renforcement linguistique, inclus dans le cursus sur un semestre ou une année, permet d’aborder ensuite les cours de spécialité dans de bonnes conditions.
C’est le parcours qu’a suivi Alexandra : partie avec un niveau “très basique”, son passage par l’ESL lui a permis de passer d’un anglais scolaire à une vraie maîtrise. Même pour ceux déjà à l’aise, comme Andrea, cette étape permet d’affiner la langue jusqu’à parler comme un natif.
Avec Go Campus, si cette mise à niveau est requise, elle est prévue dès la conception du dossier pour faciliter l’intégration.
Pour aller plus loin : Retrouvez les témoignages complets d’Alexandra et Andrea sur l’expérience ESL.
[À noter] : En plus du niveau de langue, certaines universités demandent des tests standardisés. Si le SAT ou l’ACT sont les références pour le Bachelor, ils deviennent de plus en plus optionnels (Test-Optional). Pour les candidats en Master (Graduate), des tests spécifiques comme le GRE ou le GMAT peuvent être requis selon la spécialité, bien que cette tendance s’assouplisse également.
Présentation personnelle et lettres de recommandation
La personnalisation de votre dossier réunit écrits personnels et témoignages extérieurs, parmi lesquels :
- Le “Personal Statement“, texte de référence, présente votre identité, votre cursus et vos valeurs de manière générale. Il permet d’aborder votre histoire personnelle pour démontrer votre maturité.
- Le “Supplemental Essay” répond aux questions spécifiques de chaque établissement. Ce court essai justifie votre choix de programme, de spécialité ou votre intérêt pour un campus précis.
- Les lettres de recommandation, rédigées par vos professeurs, attestent de votre assiduité et de votre comportement. Ces témoignages apportent un regard tiers déterminant sur votre profil.
Cet ensemble confirme la cohérence de votre candidature et votre aptitude à intégrer votre futur établissement.
Étape n°3 : Postuler officiellement et choisir son université
Une fois vos pièces réunies, la démarche pour sélectionner votre établissement varie selon l’approche que vous privilégiez.
En autonomie : candidater via les plateformes et la Common App
Dans une démarche individuelle, la sélection se fait en amont. Vous gérez vos propres recherches pour cibler les universités, avant de les solliciter via la Common App ou leurs portails internes. Si vous obtenez plusieurs admissions, vous confirmerez ensuite votre choix final.
Notez que les critères de sélection diffèrent selon les établissements : niveau académique, score d’anglais ou quotas internationaux. Les calendriers étant également spécifiques à chaque structure, vous devez impérativement personnaliser chacun de vos dossiers.
Dispositif Go Campus : fiabilité du parcours et financement garanti
Avec le programme Go Campus, l’association PIE inverse la logique pour sécuriser votre admission. Vous postulez d’abord au programme, qui centralise ensuite vos démarches auprès de ses universités partenaires.
Ce dispositif assure :
- La gestion unique : vous constituez un dossier de référence. Celui-ci est vérifié par les équipe de PIE puis transmis simultanément à un ensemble d’universités sélectionnées selon votre profil.
- La coordination des démarches : ce regroupement évite de jongler avec des calendriers multiples. Le suivi est facilité jusqu’à la réception des offres d’admission.
- L’aide financière intégrée : chaque établissement sollicité étudie vos droits aux bourses dès l’examen de votre candidature.
Vous bénéficiez ainsi d’une vision globale pour comparer vos options et confirmer votre choix final d’établissement sans pression.
L’heure du choix : orientation, campus et budget universitaire
C’est une fois les admissions confirmées que s’opère votre choix définitif. L’analyse des propositions vous aide à valider la pertinence de chaque option :
- Le projet pédagogique : vous évaluez l’équilibre entre théorie et pratique. La structure des cours détermine la réalité de votre futur apprentissage.
- Le cadre d’études : l’implantation géographique définit votre expérience (métropole dynamique vs college town).
- La viabilité financière : en croisant le montant des bourses avec le coût de la vie locale, vous identifiez réellement le reste à charge à prévoir.
Le programme Go Campus facilite ce choix puisque puisque les offres reçues correspondent déjà à votre profil. Néanmoins, en cas d’hésitation, vous pourrez consulter les témoignages des anciens ou solliciter le réseau PIE pour échanger avec ceux qui ont fréquenté ces campus.
Étape n°4 : Élaborer son budget pour étudier aux États-Unis
Contrairement au système français, où les coûts liés au logement et à la vie étudiante se précisent tardivement, le système américain permet d’estimer le budget global d’une année bien avant le départ.
L’impact des bourses sur le coût réel de l’université américaine
Les universités américaines communiquent souvent des coûts annuels élevés, pouvant atteindre 60 000 à 70 000 dollars pour couvrir les frais de scolarité, mais aussi ceux du logement et des repas. Cependant, vous pouvez bénéficier de bourses d’admission.
Avec Go Campus, ces aides apparaissent directement dans vos propositions d’accueil. Le tarif affiché inclut bien le “Room & Board” (logement/repas). Au total, le budget à prévoir pour une année se situe alors le plus souvent autour de 18 000 dollars, avec des montants qui peuvent descendre à 13 500 dollars selon la destination.
L’anticipation des sources de financement personnel
Plusieurs ressources peuvent être mobilisées pour couvrir votre reste à charge :
- L’épargne et le soutien familial : ils représentent la première source de financement pour la majorité des étudiants.
- Le prêt étudiant : avec un remboursement différé, il permet de compléter votre budget si nécessaire.
- Les aides locales : certaines bourses de mobilité régionale peuvent parfois être sollicitées en France.
Même si votre projet initial ne porte que sur une année, il est recommandé de budgétiser l’ensemble du cursus. Cette vision à long terme vous permet d’évoluer à votre rythme et de décider, une fois sur place, de prolonger sereinement votre séjour jusqu’au diplôme.
[Important] : Ne négligez pas votre budget de couverture santé. Contrairement à la France, les frais médicaux sont exorbitants aux USA. Si les campus proposent des assurances, elles sont souvent onéreuses. Il est fortement conseillé de comparer les assurances privées spécialisées.
Le job étudiant, un complément de revenu légal sous visa F-1
Une fois le budget posé, vous pouvez générer un complément de ressources grâce au visa étudiant F-1. Celui-ci vous autorise à travailler sur le campus jusqu’à 20 heures par semaine avec de véritables avantages, parmi lesquels :
- Grande diversité de postes (accueil, bibliothèque, services administratifs, cafétérias ou centres sportifs, etc.)
- Accès privilégié. Ces emplois étant réservés aux étudiants de l’université, les démarches de recrutement sont simples et rapides dès votre installation.
- Immersion culturelle optimale. Au-delà du revenu d’appoint, cette expérience vous permet de maîtriser les codes professionnels américains en conditions réelles.
Enfin, ces jobs étudiants ne doivent jamais compromettre la réussite de vos examens. C’est pourquoi ils sont toujours aménagés pour s’accorder avec votre emploi du temps et vos impératifs universitaires.
Étape n°5 : Obtenir le visa étudiant et organiser son installation
Dès que votre admission et votre budget sont confirmés, vous entrez dans la phase finale des formalités selon un planning bien précis. Celle-ci débute par les démarches d’obtention du visa étudiant.
I-20, SEVIS et DS-160 : les documents clés pour le rdv à l’ambassade
Pour obtenir le visa F-1, vous devez préparer plusieurs documents officiels avant le rendez-vous consulaire :
- Formulaire I-20 : Document obligatoire émis par l’université qui contient votre numéro SEVIS. Il officialise votre statut et atteste que votre budget a été approuvé.
- Frais SEVIS : Une taxe obligatoire à régler en ligne.
- Formulaire DS-160 : Le questionnaire de demande de visa.
La finalisation de ces démarches est nécessaire avant de pouvoir fixer votre date de rendez-vous à l’ambassade.
Visa étudiant : l’évaluation du dossier par les autorités consulaires
L’entretien consulaire est l’étape ultime pour confirmer la cohérence de votre demande. L’échange porte sur vos objectifs d’études, la durée de votre cursus et la solidité de votre plan de financement. Il s’agit simplement d’expliquer pourquoi vous avez choisi ce cursus et comment il s’inscrit dans votre projet d’avenir.
Une fois l’accord obtenu, vos préparatifs de départ entrent dans leur phase finale : vous recevez votre visa F-1 et pouvez officiellement planifier votre envol.
[Le saviez-vous ?] : Le visa F-1 offre également une opportunité précieuse en fin de cursus : l’OPT (Optional Practical Training). Ce dispositif permet de rester travailler légalement aux États-Unis pendant 12 mois (jusqu’à 36 mois pour les filières scientifiques) après l’obtention de votre diplôme.
Les derniers préparatifs avant le départ aux USA
La préparation finale concerne l’organisation concrète de votre voyage afin d’assurer une installation sereine dès votre arrivée :
- L’hébergement : il est généralement réservé auprès de l’université. Le logement « on-campus » (résidence universitaire) reste l’option privilégiée pour s’intégrer rapidement et accéder facilement aux infrastructures.
- La santé et le transport : la souscription à une assurance santé conforme aux exigences américaines et l’achat du billet d’avion finalisent votre dossier.
- L’organisation de l’arrivée : les universités prévoient souvent une période d’orientation pour accueillir les étudiants internationaux avant le début des cours.
Cette étape clôt vos démarches administratives et marque le début de votre immersion aux États-Unis.
[Témoignage ] : Take Care – Premières émotions sur le campus – De l’appréhension du début à la fierté du chemin parcouru : dans cette vidéo, une étudiante française partage les moments forts de son immersion et de son premier semestre à SUU (Southern Utah University).
Envisager des études aux États-Unis, c’est accepter d’emblée de sortir des schémas classiques de l’orientation. Ce projet personnel demande un investissement tel, qu’il finit paradoxalement par insuffler l’énergie nécessaire pour porter ses propres démarches. Désormais, vous avez les repères pour optimiser votre candidature et vous engager sérieusement dans ce cursus universitaire sur le long terme.
Cap sur les USA avec PIE : l’essentiel à retenir
- Parcours sur mesure : Un Bachelor en 4 ans avec une liberté totale pour choisir votre spécialité (Major) en cours de route.
- L’atout Go Campus : Un dossier unique pour centraliser vos démarches et garantir votre admission dans des universités partenaires.
- Bourses garanties : Un coût réduit (vie comprise) se situant entre 18 000 $ et 13 500 $ par an grâce aux aides négociées par PIE.
- Approche holistique : les universités valorisent vos notes, mais aussi votre engagement et votre personnalité.
- Job étudiant : Le visa F-1 vous permet de travailler sur le campus jusqu’à 20h/semaine pour financer vos dépenses personnelles.














