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Je suis partie et tout s’est éclairci

En image — Le campus américain de Nolwenn — Truman State University

Campus de Truman State University — PIE CAMPUS

DE LA RÉFLEXION NAÎT L’ACTION — L’été dernier, et malgré le Covid, Nolwenn a choisi  de s’offrir un temps de réflexion. Elle a opté, via PIE, pour une formation intensive en anglais sur un campus américain, avant de revenir en France, motivée et déterminée.

 

 

 

 

 

TOUT S’EST ÉCLAIRCI
Nolwenn, Kirksville, Missouri, USA
Un semestre de formation d’anglais ESL avec PIE CAMPUS

3.14 — Quand et Comment a débuté ton histoire avec notre programme universitaire ?
Nolwenn — C’était en juillet dernier, au moment où j’ai su que j’avais le bac. J’avais obtenu tous mes choix Parcoursup, mais j’appréhendais la reprise, car je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire. En fait, j’étais un peu perdue au niveau orientation, pas vraiment motivée non plus, pas sûre de moi. J’ai senti qu’il fallait bouger quelque chose, aller voir ailleurs. Je savais que je devais parler anglais et que c’était le moment de m’y mettre sérieusement… et comme, par ailleurs, j’avais envie de découvrir les États-Unis, tout convergeait. J’ai décidé de partir un an.

 3.14 — Et pourquoi PIE ?
J’ai fait un peu le tour sur internet, j’ai lu votre journal, j’ai lu les témoignages et c’est votre programme et votre organisme qui m’ont séduite.

3.14 — Et d’emblée tu t’es dirigée vers la formation en ESL (English as a Second langage) autrement dit la formation organisée dans le cadre de l’université afin d’avoir un niveau suffisant en anglais pour suivre le cursus classique ?
Oui, mon objectif premier était clairement de parfaire mon anglais et d’être autonome. Je savais que j’avais besoin de cette formation. Je me suis concentrée là-dessus.

3.14 — Nous sortions, en juillet dernier, du premier confinement. Nous étions loin d’en avoir fini avec le Covid. Est-ce qu’à un moment cela a remis ton projet en question ?
Forcément, j’ai hésité, mais quelque part, j’étais sûre de mon choix… et dans la mesure où le Covid était partout, j’ai pensé que ça ne serait pas plus compliqué là-bas aux États-Unis, qu’ici en France. J’ai donc décidé de partir quand même. J’avais bien ficelé le projet et mes parents, qui ont bien compris que j’étais déterminée, ont validé ma décision.

3.14 — Ton inscription très tardive a pu être prise en compte en raison de la crise et du fait que le nombre de demandes était fortement en baisse. Tu es partie à peine cinq semaines après t’être inscrite ? Comment s’est déroulée cette phase d’inscription ?
Tout s’est déroulé très simplement et sans anicroches. Et cela en partie grâce à Meghan de PIE, qui a été très présente et qui m’a accompagnée tout au long du processus. J’ai été étonnée aussi de la facilité avec laquelle, malgré la crise sanitaire, j’ai obtenu le visa.

3.14 — Dès la fin août tu t’es envolée vers le Missouri. Raconte-nous un peu ton arrivée ?
C’était la première fois que je prenais l’avion seule. Et dans un contexte un peu particulier qui plus est… j’étais donc un peu stressée. Mais en fait, tout a très bien roulé. À mon arrivée, j’ai été super bien accueillie par une personne en charge du programme d’anglais sur le campus. On m’a installée dans une chambre seule dans une résidence. J’ai passé deux semaines en quarantaine avec des cours à distance et puis on est passé aux cours en présentiel. L’aide apportée aux étudiants est impressionnante. C’est très différent de la France à ce niveau.

3.14 — En quoi consistent les cours  ?
La formation est assez complète et plutôt axée sur l’écrit : beaucoup de lecture, grammaire, écriture. Les cours sont très adaptés au niveau de chacun. D’ordinaire, il y a environ 20 élèves par cours, et du fait du Covid, nous étions plutôt 3 ou 4. On se sentait d’autant plus « confortable »… je veux dire « à l’aise ». On avait quand même 26 ou 27 heures de cours par semaine, alors les progrès ont été spectaculaires… surtout au niveau de la rédaction. Pour ce qui est de l’expression orale, c’est un peu différent et sans doute moins efficace, mais par contre, côté compréhension et discussion, on progresse beaucoup parce qu’on pratique au jour le jour sur le campus (même si c’est un peu moins vrai et plus difficile en temps de Covid !). Côté pédagogie, les profs sont très attentifs, très disponibles. On choisit nos thèmes de travail (personnellement j’ai proposé les « Contes de fée »). L’approche est très concrète et très personnalisée. Tous les mois, on a un examen, cela permet de s’évaluer et de repérer les lacunes. J’ajoute une anecdote : l’université offre à chaque élève étranger la possibilité de parler avec un « Chat Partner » (un autre élève de l’école, en général en 3e ou 4e année). Cela nous oblige à échanger. Avec le mien, on comparait souvent le système éducatif et les habitudes des Américains et des Français et c’était assez drôle (on parlait par exemple du fait que la plupart des Américains ne font aucun effort vestimentaire pour aller en classe : mon « Chat Partner » trouvait étonnant que j’en fasse !).

3.14 — Quel bilan tires-tu de cette formation en anglais ? As-tu rempli ton objectif ?
Le fait de travailler de façon intensive et, en parallèle, d’être plongée 24h sur 24 dans l’anglais s’est avéré particulièrement efficace. Franchement, aujourd’hui, au niveau de la lecture et de la rédaction, je me sens totalement autonome en anglais. Pour moi, le contrat est donc parfaitement rempli. Je sais que ça va m’aider tout au long de ma formation.

3.14 — Et quel bilan personnel tires-tu  de cette expérience  ?
Le plus incroyable dans l’affaire tient à la façon dont ce voyage m’a changée. Le fait de partir seule et un peu loin, ça permet de se recentrer, de faire le point, de mieux comprendre où on en est et ce qu’on veut devenir… de mieux SE comprendre.  Pour moi cela a été radical.

3.14 — Tu peux nous en dire plus ?
En plein milieu de ma formation ESL, tout s’est éclairci. À force de réfléchir et de m’écouter, le chemin s’est dégagé. J’ai pris conscience que je voulais faire une école de commerce en France. Tout à coup, je me suis sentie motivée. Alors, j’ai pris la décision de rentrer en France pour une ou deux semaines, au début 2021, afin de passer les concours, et puis de retourner finir ma formation et mon année aux USA. Mais en décembre la situation sanitaire s’est dégradée. Quand j’ai réalisé qu’une fois en France je n’étais pas du tout certaine de pouvoir retourner aux USA, j’ai choisi de mettre un terme à mon expérience à la fin de l’ESL.

3.14 — Un petit regret à ce niveau ?
Sans le Covid,  j’aurais, je pense, passé une année complète aux USA… mais j’ai goûté à « l’international » et je sais donc que  je retournerai étudier et travailler à l’étranger. Je me sens vraiment plus forte et sûre de moi en anglais, et cela m’aidera tout au long de mon parcours… à commencer par les concours que je ne vais pas tarder à passer ! Cette parenthèse a été marquée pour moi du sceau de la découverte.