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La tête et les jambes

À peine 20 ans… bientôt diplômées de l’université américaine (Bac +4) et déjà créatrices de leur propre entreprise ! Fiona et Anaïs comptent à elles deux (et avec l’aide de leurs parents !) déjà huit séjours avec PIE, et suivent, en « vraies » jumelles, un parcours parallèle qui ne manque ni d’originalité ni d’ambition.

Dans l’entretien qu’elles nous accordent, elles évoquent chacune leurs motivations et leurs attentes. Leurs voix se mêlent (jusqu’à ne plus savoir parfois laquelle des deux s’exprime) sans qu’il soit pour autant question de distorsion ou de cacophonie, mais plutôt d’un canon… un effet dont il est quasiment impossible de rendre compte par écrit, puisqu’il relève du musical bien plus que du textuel.

Retracer les aventures d’Anaïs et Fiona, c’est réfléchir aussi avec elles à la question de la gémellité, à cette force qui les unit et qui fait d’elles des jeunes femmes accomplies, en quête à la fois —et sans doute pour toujours— d’unité et de singularité.

Partir avec PIE - High School et Campus - Parcours de jumellesEn images : Fiona et Anaïs (dans le cadre du programmes « Échange »  « Accueil » et « Campus » de PIE, au Canada, en France, en Australie et aux États-Unis (Menlo, California)
Partir et accueillir avec PIE : programmes « High School », « Accueil » et « Campus » entre 2017 et 2023

3.14 — Vous êtes avec vos parents et au vu du nombre de séjours PIE que vous avez effectués, une « grande famille » PIE. Pouvez-vous nous récapituler rapidement ce parcours au sein de notre association ?
Fiona — Nous avons découvert PIE en 2017 et nous avons effectué deux séjours « Échange Trimestre », donc deux départs —un en Australie pour moi et un au Canada pour Anaïs—, puis deux accueils en famille dans le même cadre, en 2019 et 2020, puis un accueil d’une Canadienne pour une année en 2021, et enfin l’accueil d’une Allemande (qui se profile pour 2022-2023).
Anaïs — Sans oublier nos deux départs avec PIE campus en 2019 ! En 5 ans, avec notre famille au complet, nous en sommes déjà à 8 « échanges » !
Fiona — Et notre jeune soeur envisage déjà de partir à son tour. Ça fera bientôt 9 séjours !

3.14 — Comment ce lien multiple à PIE s’est-il tissé ? Comment l’aventure a-t-elle débuté ?
Anaïs — J’étais en seconde. En début d’année, une fille de ma classe manquait à l’appel. On nous a dit qu’elle était partie au Canada, qu’elle reviendrait après la Toussaint et qu’ensuite une Canadienne se joindrait à la classe. Ça m’a intriguée, car j’avais toujours rêvé de partir, j’en ai parlé à mes parents. Ils n’étaient pas contre l’idée et m’ont dit de me renseigner. Comme l’élève en question était partie avec PIE, j’ai investigué de ce côté-là. Le processus était enclenché…

3.14 — À ceci près que c’est toi, Anaïs, qui t’es renseignée et que c’est toi Fiona qui es partie ?
Fiona — Oui, du coup j’avais envie d’y aller aussi. Alors on a décidé, en famille, que je partirais la première, parce qu’Anaïs avait légèrement plus de facilités en cours ; on a donc préféré que je loupe mes deux premiers mois de ma rentrée scolaire de Première et qu’Anaïs —qui aurait plus d’aisance à rattraper le programme pour préparer le bac— loupe son début de Terminale.

Fiona et Anaïs - Echange trimestre avec PIE - Séjour de longue durée en famille Anaïs et Fiona - Echange trimestre avec PIE - Séjour de longue durée en famille 3.14 — Quel principal enseignement tirez-vous l’une et l’autre de ce trimestre d’échange à l’étranger ?
Fiona — Ces trois mois en Australie m’ont complètement changée. J’ai découvert là-bas que j’avais un goût prononcé pour la nature (de ce côté-là, croyez-moi, j’ai été gâtée) et pour l’aventure aussi. L’aventure dans tous les sens du terme. Ne serait-ce que le fait de se confronter à une langue nouvelle (que, pour ma part, je ne maîtrisais absolument pas). J’ai adoré ça. L’aventure intérieure aussi, le parcours que l’on fait dans sa tête. Quand je suis revenue, j’étais quelqu’un d’autre.

Pour moi qui n’étais pas encore partie, j’ai senti un vrai décalage. Je me souviens d’un détail, tout bête, mais qui m’avait marquée et qui tenait à ses goûts ou choix vestimentaires. Elle avait complètement changé d’allure, et en même temps elle me disait : « On s’en fiche de tout ça ». Elle s’était éloignée de cette mentalité française qu’on a tous plus ou moins durant nos années lycée.

3.14 — Ta famille t’as reconnue ?
Fiona — (Rires)
Anaïs —
Sérieusement… c’est vrai qu’elle avait vraiment changé. Et pour moi qui n’étais pas encore partie, j’ai senti un vrai décalage. Je me souviens d’un détail, tout bête, mais qui m’avait marquée et qui tenait à ses goûts ou choix vestimentaires. Elle avait complètement changé d’allure, et en même temps elle me disait : « On s’en fiche de tout ça ». Elle s’était éloignée de cette mentalité française qu’on a tous plus ou moins durant nos années lycée.
Fiona — C’est quand même la première fois qu’on étaient séparées, alors forcément, il y avait comme un écart, presque un monde entre nous.
Anaïs — Oui c’est ça, elle avait clairement pris un chemin différent. Je ne comprenais pas forcément cette différence, Je n’ai compris que plus tard.

Partir avec PIE - High School et Campus - Parcours de jumelles - Sur le campus

 

3.14 — Il y avait un peu de jalousie de ta part ?
Anaïs —
Oui sans doute. Un peu d’admiration aussi. C’est comme si Fiona avait pris de l’avance et que moi j’étais restée enfant. Et du coup, j’avais encore plus envie de m’en aller à mon tour. Mais j’avais envie de me différencier aussi, alors j’ai préféré opter pour un autre pays. C’est comme ça que je suis partie au Canada.

3.14 — Ton expérience a-t-elle été similaire ?
Anaïs —
Non pas vraiment. Si découverte il y a eu, elle se situait de mon côté plus à un niveau familial, scolaire… culturel aussi. De cet échange, je retiens surtout toutes les rencontres que j’ai faites : les cours, les profs, le changement d’approche.

3.14 — Un mot peut-être sur vos « retrouvailles » après ces deux années passées aux antipodes l’une de l’autre ?
Fiona — 
Attention, avant ces séjours, on ne s’entendait pas du tout !
Anaïs — Ah non alors !
Fiona —
Au collège, on ne peut pas dire qu’on était copines. Et au retour, bizarrement on s’est vraiment rapprochées. On est devenues les meilleures amies.

3.14 — Vous m’avez dit pourtant que vous étiez toujours ensemble ?
Anaïs —
Oui, on était ensemble, comment dire… par la force des choses, mais on ne se comprenait pas. Et maintenant qu’on est beaucoup plus indépendantes, on est totalement soudées.

3.14 — À ce point-là ?
Anaïs et Fiona (comme en écho) — Ah oui, oui !
Fiona — … on marche en équipe maintenant.
Anaïs — … en combo. Le fait d’avoir vécu, loin l’une de l’autre, la même expérience, nous a permis de nous retrouver sur des valeurs profondes. Tout à coup, on était sur la même longueur d’onde.

Oui, on était ensemble, comment dire… par la force des choses, mais on ne se comprenait pas. Et maintenant qu’on est beaucoup plus indépendantes, on est totalement soudées.

3.14 — Comme si vous aviez soudain en commun quelque chose d’autre que votre lien de sœurs jumelles. Nous reparlerons de cela. Un mot d’abord sur l’accueil ?
Fiona — On a adoré faire découvrir notre environnement à nos correspondantes, on a essayé de faire en sorte qu’elles soient à l’aise à la maison, qu’elles se sentent chez elles. C’est un vrai plaisir quand on y arrive. L’intégration de Rachel, qui est venue sur une plus longue durée, a été une vraie réussite à ce niveau-là.
Anaïs — …et cela nous a amenées à travailler la question de la gémellité. Avant ces échanges, on fonctionnait en duo un peu fermé. Le risque c’était de nous suffire à nous-mêmes. Et on s’est rendu compte au fur et à mesure des expériences qu’il fallait faire de la place aux autres (et donc à nos hôtes) pour les laisser intégrer notre duo.
Fiona — C’est vraiment grâce à tous ces échanges (« Départ » mais surtout « Accueil ») qu’on s’est ouvert l’esprit sur notre mode de fonctionnement.Partir avec PIE - High School et Campus - Parcours de jumelles - Chambre sur le campusPartir avec PIE - High School et Campus - Parcours de jumelles - Vue sur le campus

(Ci contre : chambre avec vue à Menlo, California)
3.14 — À quel moment
avez-vous décidé de repartir étudier aux États-Unis ?
Fiona — Le bac approchait. C’était l’heure des grandes décisions. Et je ne me voyais pas faire mes études en France. Ça ne m’attirait absolument pas… et Anaïs non plus d’ailleurs. Or PIE venait de développer son programme universitaire américain. Ce sont nos parents qui nous ont évoqué l’idée de se lancer dans ce projet. On a beaucoup réfléchi, on s’est surinformées (on a assisté à vos réunions… on a tout lu aussi) ! Il y avait beaucoup d’enjeux, notamment financiers, mais quand on a vu que c’était possible, on a joué le jeu à fond (dossier, TOEFL, etc.), on était toutes les deux super motivées.

3.14 — Et à nouveau un projet commun, et toutes les deux avec le même engouement ?
Anaïs — Au départ on avait bien l’intention de suivre chacune notre propre chemin… pas question d’aller sur le même campus.
Fiona — et puis au moment de choisir notre université, on s’est rendu compte qu’on avait les mêmes goûts…

3.14 — Tiens-tiens… !
Anaïs — Oui autant pour la localisation, que pour les cours, les coûts, etc. C’était plus fort que nous : on se retrouvait sur tous les critères et Menlo a été notre coup de cœur à toutes les deux.
Fiona — On s’est dit que le campus était grand et qu’on n’était pas obligées d’être tout le temps ensemble. Qu’on travaillerait autour de ça et qu’on mènerait chacune notre barque.

3.14 — Et au final… !
Fiona — Au final ?… je crois qu’on s’est encore plus rapprochées !
Anaïs — (Rires)

3.14 — Vous avez toutes les deux opté pour un cycle complet d’études aux USA !
Anaïs — Oui, contrairement à beaucoup d’étudiants, on a choisi d’emblée de partir pour quatre années et de « graduer » là-bas.
Fiona — En fait, on va réussir, en resserrant l’emploi du temps et en validant nos classes plus rapidement à obtenir notre graduation en trois ans et demi. On sera donc diplômées en décembre.

3.14 — Dans quel domaine d’études ? Quelle « Major » avez-vous choisie ?
D’une seule voix — « International Management »… toutes les deux !
Anaïs — On a pris des cours différents pour ne pas se retrouver dans la même classe. Quand je prenais anglais, Fiona prenait Maths et inversement, mais au final et pour les derniers cours du cursus, on se retrouve forcément sur certaines matières…
Fiona — Sans que pour autant cela pose problème.

En France, il faut rentrer dans les cases. Le moule est très précis, le parcours tout dessiné. On n’y échappe pas. Ici, aux USA, on t’incite à comprendre qui tu es, ce que tu veux faire, quelles sont tes passions. On t’incite au risque, on veut que tu entreprennes. On ne te l’apprend pas, mais on t’y amène. Le fait de s’engager dans des projets fait partie de la mentalité américaine.

3.14 — Par rapport à l’expérience scolaire que retenez-vous de l’expérience universitaire ?
Anaïs — C’est très différent. À l’université, tu plonges dans la vraie vie, sans famille qui t’entoure. C’est vraiment une prise d’autonomie à quasiment tous les niveaux. À l’université, tu apprends l’indépendance.
Fiona — … à ceci près, que tu vis, sur place, tellement en communauté et en cercle intime et fermé, que tes amis deviennent ta famille et le campus ta maison. Le contexte est très rassurant, tu es rapidement comme dans un cocon.
Anaïs — Les liens avec les internationaux sont particulièrement puissants. On est dans le même bateau (donc dans la même maison !), alors on devient un peu comme des frères et sœurs.

3.14 — Quelle est au niveau du concept, la principale différence entre les études « à l’américaine » et les études « à la française » !
Fiona — La façon de penser. À ce niveau-là, on est aux antipodes. En France, il faut rentrer dans les cases. Le moule est très précis, le parcours tout dessiné. On n’y échappe pas. Ici, aux USA, on t’incite à comprendre qui tu es, ce que tu veux faire, quelles sont tes passions. On t’incite au risque, on veut que tu entreprennes. On ne te l’apprend pas, mais on t’y amène. Le fait de s’engager dans des projets fait partie de la mentalité américaine.
Anaïs — La force tient aussi au « Networking » (comme ils disent ici) ; tous ces réseaux, que l’université entretient et que tu pénètres durant tes études et qui favorisent ton parcours, —personnel d’abord— puis professionnel. Contrairement aux profs français, les profs américains viennent pour la plupart du monde professionnel. De ce fait, ils ont tout un tas de connaissances et de connexions. C’est la raison pour laquelle sur un campus, et dans le cadre même des études et du parcours universitaire, on rencontre déjà un nombre incroyable de personnes. C’est très riche à ce niveau.
Fiona — Nous, il se trouve qu’on étudie en Californie, au cœur de la Silicone Valley. On y croise des gens étonnants. De vraies perles… et, grâce à cela, on entretient nos réseaux.
Anaïs — J’ajoute un point important : l’aspect ludique des études. On est toujours surpris. On est plus dans le concret que dans le théorique.

3.14 — Quel défaut voyez-vous au système ?
Fiona — Sans doute, le manque de rigueur. On peut se disperser. L’approche est moins stricte.
Anaîs — Concrètement, y’a moins d’heures de cours, plus de temps libre, et plus de possibilités de faire des activités parallèles… Ce qui est bien, mais qui peut pousser à la dispersion

Partir avec PIE - High School et Campus - Parcours de jumelles - Sur le campus Partir avec PIE - High School et Campus - Parcours de jumelles - Sur le campus 3.14 — Des exemples de votre côté ?
Anaïs et Fiona — À la reprise (donc la semaine prochaine), on prend un cours de peinture. On va voir ce que ça donne.
Anaïs — Moi, j’ai fait un semestre de chinois. Mais apprendre le chinois en partant de zéro avec des profs anglophones, ce n’était pas simple !
Fiona — Moi, j’ai intégré l’équipe d’athlétisme (« Track and Field »). J’ai adoré, mais c’était tellement intense que je me suis blessée. Et la compétition ne me convient pas trop. Je me mets trop de stress. Mais ça c’est personnel.

3.14 — Parlons maintenant de cette structure professionnelle que vous avez créée ?
Anaïs — On a toujours eu en tête de monter notre business, mais on pensait vraiment le faire à la fin de nos études (« Un jour…Quand on aurait le temps »). Mais, avec le Covid, on a dû rentrer en France pendant un moment, et comme on suivait nos cours en ligne (et la plupart du temps le soir), on avait du temps. Alors on s’est lancées.
Fiona — L’ouverture s’est présentée, c’est vrai, mais je pense sérieusement que sans cet esprit américain —dont on était déjà imprégnées— on n’aurait pas osé. Nos amis français sont presque choqués : « Mais vous êtes folles de faire ça, Vous êtes trop jeunes. »
Anaïs — La réaction des adultes est encore pire ! Mais nous on s’est accrochées. On n’a pas lâché.

3.14 — En quoi consiste ce « business » ?
Anaïs — On a créé notre marque de vêtements, entièrement basée sur le fait main. On dessine, on découpe, on coud. Ensuite, on assure notre marketing sur les réseaux sociaux. Nous venons  de créer notre site internet. On fait tout de A à Z, de la conception à la réalisation. On axe beaucoup nos produits sur l’éco-responsabilité.
Fiona — Oui, la façon dont on fonctionne va un peu à l’encontre de la « Fast fashion », de la surconsommation.

3.14 — Vous êtes satisfaites des résultats ?
Fiona — En France, d’emblée ça a bien marché, mais en basculant aux USA, il a fallu plus ou moins tout reconstruire (on n’avait même plus de machine à coudre !). Mais on est en train de bien s’implanter.
Anaïs — Aux États-Unis, le public est autre. Il a fallu s’adapter, être plus abordable au niveau prix (car on s’adresse clairement aux étudiants) tout en restant sur du « fait main » et sur une collection et un esprit qui nous ressemblent. On a démarré par une ligne de vêtements « fille » et maintenant on étend à une collection unisexe.

3.14 — Comment s’appelle votre marque ?
Fiona — « FrenchTwins ».
Anaïs — C’est notre surnom sur le campus, et comme ça accrochait bien, que ça marquait (c’est le cas de le dire) alors, on l’a adopté.

3.14 — Quel rapport entre l’esprit de votre marque et vos voyages ?
Anaïs — La façon de s’habiller est un phénomène culturel en soi. Et nous, on est attirées par cet aspect et cette approche de la culture.
Fiona — En Australie, j’ai découvert un autre rapport aux vêtements : le côté moins chic, plus fonctionnel, confortable avant tout. Aux États-Unis, on n’est pas loin de ça (on peut faire un jogging avec un gros plaid !). Notre approche qui —quel que soit le côté de l’atlantique où on se trouve— est forcément un peu décalée, nous permet de nous adapter et de créer une identité qui intègre des visions assez différentes et complémentaires.

3.14 —  Envisagez-vous de poursuivre les études jusqu’au Master’s Degree (équivalent Bac + 6) ?

Fiona — Non. On voudrait acquérir un peu d’expérience professionnelle.
Anaïs — Et il y a aussi une histoire de coût !
Fiona — Une fois diplômé, le programme CAMPUS vous autorise, dans le cadre de l’OPT (ou « Optional Trainee »), à rester une année sur le sol américain à condition de trouver une entreprise susceptible de vous prendre en stage rémunéré (c’est presque un salaire). Nous allons tenter de faire ça. Notre second objectif est de passer à la vitesse supérieure au niveau des « Frenchtwins »… de trouver notamment des investisseurs. On a en tête, dans un avenir plus ou moins proche, de se développer ailleurs qu’aux USA.
Anaïs — En Australie notamment, parce que là-bas c’est vraiment le monde du « fait main ».
Fiona — Pour tout dire, on ne veut pas trop savoir ce que l’on va devenir à moyen terme, ­ce que l’on va faire, car on veut vraiment profiter des opportunités qui se présentent…
Anaïs — … des rencontres que l’on va faire.

3.14 — Comment voyez-vous la suite de votre parcours ?
Anaïs — On ne sait pas trop. Au départ on s’était dit qu’on suivrait notre route ensemble, mais en ce moment, je pense plus à partir toute seule et dans un pays où je ne connais rien ni personne, histoire de sortir de ma zone de confort. On se dit qu’on doit aussi être capable de prendre chacune notre propre chemin.
Fiona — On garderait les « FrenchTwins » comme base commune.
Anaïs — Oui, ça, il ne faut surtout pas qu’on l’abandonne

3.14 — Fiona, quelle est la principale qualité d’Anaïs ?
Fiona (sans hésiter) —
La créativité. Elle réfléchit beaucoup, elle a de l’imagination. C’est elle qui conçoit, qui coud, qui invente, du début à la fin… moi je vais plus faire les à-côtés : le marketing, la communication, le pré-découpage.

3.14 — et, Anaïs, quelle est la principale qualité de Fiona ?
Anaïs —
Elle va toujours de l’avant, elle prend les initiatives, elle est entreprenante. Dans notre couple de boulot, je dirais que je suis la tête et qu’elle est les jambes. Fiona, elle fait avancer les choses.

3.14 — Si vous prenez chacune un chemin différent, comment allez-vous faire sans tête d’un côté et sans jambes de l’autre ?
Fiona —
(Sourires) — Je vais peut-être être obligée de ralentir un peu, de me poser et de réfléchir.
Anaïs — Et moi, je vais devoir me challenger… il va falloir que j’ose un peu passer à l’action !

3.14 — Quel serait votre parcours si vous n’aviez pas croisé PIE ?
Anaïs —
PIE est le point de départ de notre vie de voyageuses, alors…
Fiona — Sans PIE, je pense personnellement que je serais une fille… comment dire ?… plus banale, qui suivrait sa petite école de commerce. Je ne sais pas si je serais heureuse en fait.
Anaïs — On se pose souvent la question de ce qu’on serait devenues, car quand on rentre en France on est surprises par ce décalage qu’on ressent avec nos amis, avec l’environnement, par le côté tout tracé de la vie de nos copines. On a l’impression que les choses sont restées figées un peu comme avant.
Fiona — Et je crois aussi que, toutes les deux, on ne s’entendrait pas vraiment. Car ces séjours nous ont appris à voir qui on était vraiment.

 Je vais peut-être être obligée de ralentir un peu, de me poser et de réfléchir. Et moi, je vais devoir me challenger… il va falloir que j’ose un peu passer à l’action !

3.14 — Que doit-on améliorer à PIE ?
Anaïs —
La notoriété. On devrait entendre parler de vous partout, dans les lycées, les collèges, etc.
Fiona — Et vous pourriez vous améliorer aussi du côté de l’accompagnement. Avant le départ, vous êtes hyper présents, mais une fois sur place on n’a plus trop de nouvelles. Mais en même temps, c’est sans doute le sens de l’expérience en Campus.

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