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Chez moi

p_1612_314_57_impressionmois_mariushaquette_lMise en parallèle de trois « mercis » adressés à PIE
En image : message de Marius, Tucson, Arizona à PIE

CHEZ MOI
Marius, Tucson, Arizona
Partir une année aux USA

Mon séjour, mon expérience, tout se déroule aussi bien que possible, de mieux en mieux en fait. Je vis quelque chose d’unique, de plus en plus incroyable et personnel. C’est mon rêve, c’est magique. Ma famille est difficile à décrire : ces gens sont d’une gentillesse, d’une générosité et d’une ouverture d’esprit remarquable. J’ai comme l’impression que je les connais depuis toujours. On a tout en commun: la même vision des choses, les mêmes désirs… tant de choses. J’aime ces longs moments que nous passons ensemble, où l’on parle d’eux et de moi, de nous, où l’on échange à propos des choses vues et vécues, où l’on partage émotions et rires.
La vie en famille d’accueil est particulièrement intéressante pour moi, d’autant que je vis avec un couple gay. La distance qui me sépare de ma famille et de mes amis ne m’a jamais vraiment fait peur. Assez jeune, j’ai appris à me séparer d’une partie de mes proches, grâce à l’internat : aujourd’hui, je considère ça comme un atout, un avantage qui me permet de mieux me focaliser sur mon année et de croquer pleinement dans tous ces moments uniques et inoubliables que je traverse.
Ces jours à l’autre extrémité du globe sont tous différents. Les minuscules choses et événements qui les traversent en font, au final, des journées pleines et uniques.
J’apprends et découvre tous les jours beaucoup de nouvelles choses qui me permettent de m’ouvrir encore plus sur ce monde si beau et empli de tant de merveilles.
Mon intégration est terminée: je suis ici chez moi.
Ma France, aujourd’hui, a été remplacée par mes États-Unis.
Merci d’avoir pu me faire vivre cette expérience unique.

 JAMAIS AUSSI LIBRE
Parents de Léopold, Warrandyte, Victoria
Une année scolaire en Australie
Il y a de cela un an, notre fils Léopold, 15 ans, nous dit: «Je donnerais tout pour pouvoir partir.» Après lui avoir demandé de préciser son souhait, nous en avons longuement parlé et sa mère a fini par lui dire: «Mais tu sais, c’est possible.» En effet, nous avions dans notre entourage un jeune du même âge parti pour un an au Canada. Renseignements pris auprès de sa famille et en élargissant notre rayon d’investigation, nous avons découvert PIE.
Très rapidement nous avons été conquis par cet organisme : sa philosophie, ses références, les témoignages… Puis la machine s’est mise en route: documentation, entretien avec la déléguée régionale, montage du dossier avec collecte des diverses pièces nécessaires.
Pendant toute cette année, et au fil des échanges, la détermination de Léopold n’a cessé de s’affirmer. Son rêve allait devenir réalité. Non qu’il ne soit pas bien dans son environnement quotidien, dans notre cellule familiale (il a deux grandes sœurs) ou dans son lycée avec ses copains, mais… une irrépressible envie d’«ailleurs», l’envie de déployer ses ailes et de voler vers des horizons inconnus.
Puis l’échéance s’est approchée: un départ à moins de trois mois, un week-end de préparation à Paris, et toujours la même volonté chevillée au corps.
Début août, Léopold s’envole vers l’Australie. À l’arrivée à Melbourne, c’est la découverte: une famille d’accueil chaleureuse et disponible, un beau et confortable cadre de vie. Puis, un nouveau lycée, de nouveaux amis…
Aujourd’hui cela fait cinq mois que notre fils est au bout du monde. Ce qu’il exprime au fil des contacts épisodiques que nous avons avec lui nous conforte quant à la pertinence de son choix: «Je ne me suis jamais senti aussi libre.» Les images montrent un garçon épanoui qui s’est largement approprié son nouveau milieu.
Dans quelques mois il reviendra là où il est né, où il a grandi. Il ne sera plus le même, nous le savons bien, et il y a fort à parier qu’il ne restera pas longtemps assis sur sa branche. Le monde est trop vaste pour rester inexploré.

ENVIE DE ME LEVER LE MATIN
Justine, Harlingen, Texas
Partir une année aux USA

Voilà trois mois que je suis arrivée ici, à Harlingen, tout près de la frontière mexicaine. Au début tout était vraiment surprenant, différent de la France, plus grand : les maisons, les drapeaux, les repas, tout. Ma famille est vraiment adorable, ils ont tout fait pour que je me sente bien. Et c’est la même chose à l’école. Les Américains sont très ouverts, tout le monde vient me voir, me demande si ça va, si tout se passe bien. Même les professeurs : eux sont vraiment à l’écoute et veulent que l’on réussisse. J’ai pu choisir mes matières.
Cette école est vraiment bien, car j’ai envie de me lever le matin, car j’aime les classes dans lesquelles je suis : c’est une si grande différence avec la France. Je fais beaucoup d’activités avec mes amis et ma famille, nous sommes allés à un mariage, à la plage; nous avons visité la ville, fait du camping sauvage, j’ai rencontré les amis de la famille ; et dans une semaine je vais dans le Michigan avec ma «Host Sister» pour rencontrer sa famille.
Je me sens vraiment bien ici, vraiment intégrée, j’ai rencontré des gens très bien.
J’adore la ville et la gentillesse et le sourire des gens. Merci de me permettre de vivre ça!