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Projet de réforme

Voilà 5 mois que j’ai tout quitté : pays, famille, amis, repères. C’est drôle, on s’y habitue. Le premier mois, je l’ai passé dans le camp de langue, au Nouveau Mexique, près d’Albuquerque. Je me suis retrouvée dans une famille adorable, dans une zone résidentielle, à prendre du bon temps, au soleil. Mes journées étaient toutes un peu les mêmes : cours le matin, amis l’après-midi. On ne pouvait pas trop rester dehors à cause de la chaleur, mais on trouvait toujours des occupations. Un mois génial. Quand il a fallu repartir, j’ai pleuré, pleuré, pleuré. Tout à coup, j’ai eu peur, je ne savais pas à quoi m’attendre. J’ai pensé : « Il te reste 10 mois ; en soi, c’est pas très long, mais si ça ne va pas, ça peut durer une éternité cette affaire-là ! »
Et me voilà ici, dans l’état de Washington depuis 4 mois. Et ça va. Alors… ça passe vite.
C’est fou ce qu’on peut apprendre en 4 mois.
L’école est géniale. Je ne comprends pas très bien pourquoi l’école française ne se décide pas à instaurer les « Cheerleaders ». Ça met quand même une sacrée ambiance. Et côté sport, en France, il faudrait quand même se décider à se bouger : avec nos deux heures d’EPS, on est limite minables. Et pourquoi on n’a pas de « team » ? franchement, Dites-moi pourquoi ! Les « teams », ça soude les gens, ça crée de l’entente. Côté cours, il y a quand même des matières marrantes ici : bijoux, couture, cuisine… Pour un étudiant étranger, c’est bien, c’est si différent. Le fait de choisir ses matières est un avantage. L’école US n’est pas dure : un Européen dans une « High school » paraît super cultivé. Il y a toujours ici un petit air de vacances : on découvre, on s’amuse, on apprend.
En ce qui concerne la famille je suis gâtée. Ils sont merveilleux, ils m’emmènent partout. Quant une famille décide de recevoir un étudiant étranger, je crois que ce n’est pas pour rien, je crois qu’ils veulent vraiment lui donner tout leur amour. Ces familles sont géniales. C’est fou ce qu’on peut changer en un an. Quelque chose me dit que je vais revenir épanouie.

Sophie, Spokane, Washington, Un an aux USA