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Partir pour grandir

Les premiers mois tout se passe bien car je découvre alors toutes les nouveautés de ce pays : immensité des routes, grandeur des magasins, « lockers » casse-têtes, « allegiance » au drapeau, « school spirit », et tant d’autres choses. De quoi être fasciné vraiment. En novembre, j’intègre une troupe pour jouer « The Queen of Narnia ». Je commence à faire des rencontres et à avoir une vraie vie sociale. Mais le rêve prend fin avec la pièce. C’est le retour des journées monotones. Lever à 8 heures, lycée, retour à la maison, roulement de pouce, « blues time », marre de tout, envie de rentrer en France. J’essaye d’intégrer l’équipe de soccer, mais je me fais refouler pour mauvais « grade » (mauvaise note). J’essaie de relativiser, mais je suis régulièrement puni. Une fois parce que j’ai répondu aux insultes d’un Mexicain en montrant mes fesses ! Une autre fois pour un nouveau mauvais « grade » ! C’est cher payé, non ? Je dois rester à la maison. Je ne dramatise pas (d’autant que je suis autorisé à participer aux deux grandes fêtes « d’Exchange students »). Mais en décembre je fais ma grosse bêtise : je refuse d’enlever mes écouteurs en cours d’histoire ! Tout ça parce que je suis frustré de ne rien faire. Je sais c’est stupide ! Après c’est la semaine de folie, celle où tout le monde tombe malade, celle où mon père d’accueil fait la gueule. Finalement je prends les choses avec le sourire.

Je vous raconte tout ça pour bien vous montrer qu’une année à l’étranger c’est comme une année à la maison : y’a des hauts , y’a des bas. Et ça sert aussi à relativiser et à grandir.

Florian, Prescott Valley, Arizona
Une année scolaire aux USA