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Flora Chevalier, photographe — Parcours d’ancien

Flora Chevalier, photographe, ancienne participantePARCOURS D’ANCIENS — FLORA CHEVALIER

Illustration : Flora, photographe

ENTRETIEN — Quatre ans après son retour des USA, Flora s’est courageusement lancée dans une belle aventure professionnelle. Ses images lui ressemblent: elles possèdent style et caractère.

Année de séjour de Flora : 2006
Lieu de séjour : Sandwich, Illinois, USA
École : Sandwich High School
Lieu de vie actuel : Toulon, France
Profession : Photographe
Employeur : elle-même

3.14 — Décris-nous ton parcours depuis ton retour de ce séjour scolaire PIE.
Flora — Je suis revenue en France, j’avais 18 ans. Comme j’avais obtenu ma «Graduation» (bac américain), je suis rentrée directement en BTS de management-hôtelier. Je me suis vite rendue compte que ce n’était pas fait pour moi. À partir de là, j’ai travaillé… beaucoup de petits boulots: animatrice, maquilleuse, serveuse, réceptionniste, barmaid, vendeuse de chaussures de luxe…

3.14 — Comment es-tu devenue photographe?
Le pur hasard. Nous étions en 2010. Je préparais mon mariage, et je ne trouvais pas, en France, de photographe qui me plaise et qui ait un style, qui me corresponde. Tout ce que je voyais était décalé, ancien. Et je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire. En 2011 je me suis lancée… et ça a tout de suite fonctionné. Dès la première année, j’ai photographié 26 mariages! J’ai pu me mettre à mon compte. J’ai abandonné mes autres activités. Je crois que je me suis affirmée avec une orientation esthétique particulière (très inspirée de la photo américaine) avant qu’elle ne devienne à la mode.

3.14 — Comment as-tu appris le métier?
Je suis totalement autodidacte. J’ai appris les bases en un mois. On me dit que «j’avais l’œil», une sorte d’intuition. Après c’est une question d’expérience: j’ai beaucoup bossé (bouquins, internet, essais) , beaucoup observé, et plus j’en ai fait, plus je me suis affirmée. Une chose est certaine : j’étais tout de suite à l’aise avec ça, presque sûre de moi, en phase avec mon activité.

3.14 — Et comment as-tu fait au niveau de ta structure?
Je dirais que j’ai fonctionné «à l’arrache», étape par étape. J’ai tout aimé tout de suite. Je fais tout: clientèle, «com», relationnel, photo, post-production… tout. Je rêvais d’indépendance. Ce travail est donc ­parfait pour moi. J’ai la maîtrise de chaque secteur et de chaque étape.

3.14 — Pourquoi et comment, à 17 ans, as-tu décidé de partir aux États-Unis?
J’avais en tête de parler anglais couramment : c’était comme une obsession. Comprendre les séries et la musique américaines était ma vraie motivation… (elle rit) c’était mon seul but dans la vie. Comme ma mère était malade, j’ai reporté mon projet. Je suis donc partie un an après son décès.

3.14 — Que te reste-t-il  de ce séjour?
Une famille… avec laquelle je suis toujours en contact (je la vois régulièrement, je suis la marraine de ma sœur d’accueil…) et l’anglais ! Aujourd’hui, ma clientèle est essentiellement étrangère et c’est grâce à ce que j’ai acquis là-bas. Mon objectif premier, l’anglais, a été atteint : j’en bénéficie professionnellement et j’en profite au quotidien, puisque mon mari est à moitié Américain et qu’à la maison nous faisons presque tout en anglais.

3.14 — Que serais-tu devenue si tu n’étais pas partie?
Je n’en ai aucune idée, mais je ne pense pas qu’aujourd’hui je serais photographe. Car, ce qui est certain, c’est qu’au-delà de l’anglais, j’ai appris là-bas à oser faire les choses. Les Américains m’ont appris que l’on n’avait rien à perdre à tenter. Grâce à cette année, je suis devenue plus courageuse, plus culottée. Sans cette expérience, je n’aurais jamais eu la force de tout lâcher pour me lancer dans la photo.

LE SITE DE FLORA : www.floraphotographie.com

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Article paru dans le Trois Quatorze n° 57