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Marie Combe d’Alma, responsable RH – Parcours d’Anciens

Marie, Responsable RH — PIE : une année scolaire à l'étranger en 2008 Marie, Responsable RH — Séjour 2 semestres à l'étranger avec PIE en 2008

 

 

 

 

 

 

 


En  images : Marie USA/Mexique – Séjour 2×6, 2008

PARCOURS D’ANCIENS — MARIE COMBE D’ALMA — 12 ANS APRÈS

Marie Combe d’Alma a choisi, il y a 12 ans, de participer au programme 2×6. Retour sur une rencontre fortuite qu’elle fit, en 2007 (avec une ancienne participante) et qui modela son parcours… et donc son existence.

Année de séjour : 2008-2009 (Poulpe Noir)
Lieu de séjour : séjour 2×6 (USA/Mexique) / Huntington Beach, California & Monterrey
Lieu de vie actuel :
Toulon, Var, France
Profession :
Responsable formation et développement RH
Employeur :
 Coca-Cola Midi

ENTRETIEN — 3.14 — Parlons de l’année 2007 et du moment où tu as pris la décision de partir. T’en souviens-tu ? Qu’est-ce qui t’as motivée à l’époque ?
Marie Combe d’Alma — Je m’en souviens parfaitement. J’étais en fin de seconde ! L’idée du voyage, l’idée de partir je l’avais en tête —comme beaucoup d’adolescents, j’imagine— mais il n’y avait rien de concret. C’était vague, cela tenait de l’imaginaire. Et un jour, je m’en souviens comme si c’était hier, j’ai croisé une personne qui était partie dix ans auparavant avec PIE. En gros, elle m’a dit : “Partir vivre à l’étranger, c’est possible.” Elle m’a parlé de son année avec enthousiasme, et plus elle parlait plus ça devenait concret, réaliste. Je sais que ça a fait tilt : tout correspondait totalement à ce que je cherchais. J’ai questionné ma mère du regard. Après j’ai traîné sur le site, lu le journal et les témoignages, pour me conforter, mais je savais déjà que j’étais “en route”… et sur les bons rails. Il n’y avait pas d’obstacles pour passer du rêve à la réalité.

3.14 — On a l’impression que tu attendais ce messager et ce message ?
C’est tout à fait ça. Le paradoxe c’est que tout m’a paru simple, bien huilé, alors qu’en fait c’est une décision qui demande du courage. Il y avait un ami avec moi (qui lui aussi parlait souvent de voyages et de vie à l’étranger), mais il n’a pas suivi. Il a dû se trouver des excuses. Il n’a pas franchi le pas.

3.14 — On a l’impression que tu parles d’un moment décisif et en même temps d’une décision presque instinctive et inconsidérée.
Il faut un déclic. On sent qu’on se lance dans une aventure. Ce séjour peut modeler tout son parcours et comporte une part d’inconnu. C’est comme un plongeon en fait : tout est en place, mais à un moment il faut y aller… se lancer sans trop y penser.

3.14 — Pourquoi avoir choisir un séjour 2×6 ?
Pour moi c’était logique : j’adorais autant l’espagnol que l’anglais. Je ne voulais pas favoriser une langue plus que l’autre. Et j’ai sans doute pensé qu’en choisissant ce séjour, je doublerais mes acquis. J’ai vécu deux expériences très différentes (chez une femme seule en Californie et dans une famille très classique au Mexique) chacune avec ses hauts, ses bas, mais l’ensemble fut très positif.

3.14 — Quel est, selon toi, le plus gros atout de ce programme ?
L’âge auquel on le fait. J’ai croisé beaucoup d’étudiants qui sont partis dans le cadre de leurs études supérieures. Cela n’a rien à voir avec un séjour scolaire. Avant de partir, on sous-estime totalement la puissance de ce départ à l’adolescence : on pense qu’on va apprendre une langue, mais on apprend bien plus, car tout est exacerbé par l’éloignement et la nouveauté. À un moment crucial de l’existence —celui du passage à l’âge adulte— on se construit une particularité, on se donne confiance, on apprend à savoir compter sur soi-même… en un mot on devient plus fort. Et cette force, cette confiance nous accompagne pour la vie. C’est une année guide. Je m’en rends compte quand je croise d’anciens participants PIE.

3.14 — Comment cela se manifeste-t-il ?
On se reconnaît. Au retour, on a tous ce petit dénominateur commun, on véhicule ces valeurs qui nous ont à la fois poussés à partir et qui nous ont animés tout au long de notre année. En tant qu’anciens PIE on a tous le même ADN : celui du voyage et de la tolérance. Car il ne faut pas oublier le contexte : cette nécessité, durant le séjour, d’observer et de comprendre pour mieux assimiler et mieux se fondre dans son environnement. Dans le cadre de PIE, je me suis sentie vraiment Américaine puis vraiment Mexicaine. J’étais totalement intégrée au pays, à la famille, à l’école, à la ville. C’est beaucoup moins vrai quand on est étudiant : quand tu vis en famille, à l’adolescence, tu n’es pas en transit : tu vis en symbiose.

3.14 — Quel a été le moment plus difficile à vivre ?
À l’évidence, le retour. Dès que je suis rentrée je n’ai eu qu’un désir : celui de repartir à l’étranger au moins une année entière. Et j’ai réussi à le faire.

3.14 — De quelle manière ?
Après le bac, j’ai passé les concours et opté pour “l’École de Management de Normandie”, car cette école, clairement tournée vers l’international, me permettait de faire une année complète à l’étranger. Dans le courant de ma troisième année j’ai pu repartir au Canada. Grâce à mon niveau d’anglais, j’ai été admise à “Concordia University”, à Montréal. Plus tard, j’ai fait un stage au Portugal. Durant toutes mes études, je dois dire que les langues m’ont énormément aidée : non seulement j’avais le niveau requis, mais je libérais également du temps pour travailler sur les autres matières.

3.14 — Et comment s’est passée ton entrée dans la vie professionnelle ?
J’avais déjà fais une année de césure entre mon master 1 et 2, histoire d’acquérir des compétences dans les ressources humaines (ma spécialité), puis une alternance dans le cadre de mon Master 2 chez Danone. Et parallèlement à mes études, j’avais signé depuis 2010 dans la réserve de la Gendarmerie où je travaillais régulièrement (surtout l’été). Tout cela a facilité mon passage dans le monde du travail et m’a convaincu de me diriger plutôt vers une multinationale. J’avais compris aussi que je voulais utiliser les langues (car j’avais un peu souffert  chez Danone du côté très Franco-Français). Avant la fin des études, j’ai postulé à tout hasard sur le site “Carrière” de “The Coca-Cola Company”… Une semaine après, j’étais convoqué à un entretien. je ne pensais pas obtenir le job car c’était un CDI et parce que cela me paraissait “trop beau” avant même la fin de mes études. Pourtant, dans la foulée, ils m’ont appelé pour me proposer un poste de “Responsable formation développement”, une super opportunité pour une jeune diplômée.

3.14 — En quoi consiste ton activité ?
Je travaille dans une usine de fabrication dans le Var. C’est un poste à responsabilités : je gère les plans de carrière, de développements des compétences, de successions, ainsi que le plan de formation de l’usine. Je fais aussi le Back-up de la paie et du recrutement. C’est une structure et un job qui me conviennent très bien du fait de la dimension internationale. À l’instant par exemple, je sors d’une “Conference call” stratégie avec une quarantaine de pays. Et je devine que dans ce groupe, j’aurai des occasions de bouger et d’élargir mon horizon.

3.14 — Quel lien fais-tu entre ton travail et ton année PIE ?
Je sais qu’au moment de mon embauche chez Coca-Cola, mon parcours leur a plu : mon niveau d’anglais, mes séjours à l’étranger et le fait que je travaille en réserve de la gendarmerie… Et je sais que, de mon côté, tout a été modelé par cette année aux USA et au Mexique. C’est là que j’ai construit mes fondations et que j’ai orienté ma vie professionnelle et personnelle.

3.14 — C’est amusant, quand on pense que tout a commencé par une rencontre fortuite  avec un ancien participant.
Tout tient à cette personne, qui un jour de 2007 m’a fait passer le message que j’attendais, J’essaie à mon tour, en tant que déléguée de PIE, de le transmettre aujourd’hui à des adolescents.

 

Article à paraître dans le Trois Quatorze n° 59

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