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L’impression du mois

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UNE MAISON DE THÉ
Capucine — Une année scolaire à Taïwan
En image: maison de thé à Taïwan

Je passe mon année scolaire à Taïwan, une petite île à l’est de la Chine. Un jour, la maman de ma famille et ma sœur d’accueil m’ont emmenée dans une «maison de thé». Je m’attendais à une petite échoppe traditionnelle, où l’on devrait s’asseoir sur du tatami, à genoux, où l’on serait servi par des jeunes filles en costume traditionnel; je m’étais trompée sur toute la ligne! Je me suis retrouvée dans une immense salle avec des centaines de tables, toutes emplies de Taïwanais affamés. Au milieu, trônait un énorme buffet couvert de fruits de mer, de poissons, de sushis, de pain, de viennoiseries, de jambon, de fromage (industriel, j’en suis sûre, vu sa texture caoutchouteuse et sa forme parfaitement carrée), de gâteaux (leur plat de prédilection), de crèmes glacées, de gaufres, de pudding… Sur les côtés, quatre autres buffets, un avec des fruits et des boissons de toutes sortes, un autre avec des salades, de la viande et des poissons frits, un autre avec des plats traditionnels chinois (raviolis, pâtes et riz sautés, légumes à la vapeur, champignons en sauce etc.), et un autre enfin, le dernier, avec tout le reste (pancakes, dumplings, viandes en sauces, etc.). C’était délicieux! Je n’ai pas voulu me gaver, mais j’ai voulu goûter à tout ; je n’ai donc pris qu’un tout petit peu de chaque plat… j’étais trop fière de moi! Il y avait avec nous des amis de la famille, tous très accueillants. Parmi eux, deux filles d’à peu près mon âge, très gentilles, et deux garçons plus jeunes et très timides. Quand je suis arrivée dans la voiture, les deux garçons ont eu un mouvement de recul et ils ont fait un petit bruit comme s’ils étaient vraiment surpris de me voir: le fait que je sois occidentale, je crois. C’était drôle. 
Sinon, je dois reconnaître qu’en règle générale, je ne comprends pas grand chose quand les gens s’expriment; il faut vraiment qu’ils parlent doucement et qu’ils me laissent le temps de comprendre. Mais je parle quand même tout le temps, je pose plein de questions. À ma sœur d’accueil — qui est très proche de moi et avec qui je m’entends très bien, je demande tout le temps: «Comment on dit…? »