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PIE, super héros

Stefan se voyait dans une impasse en France. En choisissant de partir étudier sur un campus américain, via PIE CAMPUS, il s’est offert une seconde chance.

UNE SECONDE CHANCE 
Stefan, Menlo, California, USA
Études universitaires aux États-Unis

Études universitaires aux USA - Stefan participant PIE CAMPUS

En image : Stefan (à gauche) en compagnie d’autres étudiants étrangers, sur le campus de Menlo (Californie, USA)

3.14 — Comment as-tu connu le programme PIE CAMPUS ?
Stefan — Ma mère connaissait une amie dont un enfant était parti en programme scolaire. C’est elle qui s’est occupée de faire des recherches.

3.14 — Quand elle t’en a parlé, Comment as-tu accueilli l’idée et le projet ?
Stefan — Il faut bien comprendre que pour nous, les États-Unis, c’est un truc de fou !

3.14 — Qu’entends-tu par « nous » et qu’entends-tu par « un truc de fou » ?
Stefan — Par « Nous », j’entends « Tout le monde »… Tous les gens de mon âge, tous ceux qui m’entourent et que je connais.  On idéalise l’Amérique, on s’inspire d’elle (bien plus qu’elle s’inspire de nous), alors elle nous fait rêver. Le cinéma, le sport, l’informatique (applications, réseaux sociaux, etc.). Tout ce qu’on aime vient de là.

3.14 — Tu en parles comme d’un mythe ? Et on est en droit de s’étonner que ce mythe reste vivace, surtout à l’ère Trump.
Stefan — Trump ne durera qu’un temps : les USA lui survivront. Et tout le monde ne vote pas Trump. Le mythe est plus fort que ça. C’est la société, la culture et ce qu’elle véhicule qui nous attirent. L’école aussi.  Dans mon cas particulier, j’avais compris que je ne pouvais pas continuer mes études en France, que son école n’était pas faite pour moi. 

3.14 — Pourtant tu étais en terminale S… et tu avais obtenu le bac. Sans quoi tu n’aurais pas pu partir !
Stefan — Pour tout dire, j’avais révisé une semaine… histoire d’avoir mon bac et de partir… mais je n’avais aucune autre motivation. Et je savais d’instinct qu’en France j’allais devenir un étudiant de seconde zone.  Quelque part j’étais bloqué et j’avais lâché. En France, je n’allais rien faire d’intéressant. J’étais condamné à échouer. Ce projet s’est donc présenté comme une seconde chance.  

3.14 —  On a l’impression, à t’écouter, que tout à coup tu as vu une porte qui s’ouvrait et un espace dans lequel tu pouvais t’engouffrer ?
Stefan — C’est exactement ça. Je parlerai même d’une bouée de sauvetage. Sincèrement, j’étais même un peu « Border Line » : je séchais les cours, je ne voyais pas d’issue. Quand je ne suis pas motivé je ne fais rien… et je crois  même que dans le cas présent j’aurais pu faire des bêtises.

3.14 —  Et depuis tu es devenu sérieux, comme par magie  ?
Stefan — Oui. Je sais que ma mère a cru en moi et qu’elle m’a offert une chance incroyable. Je me dois de ne pas la décevoir et de ne pas me décevoir… Et  il y a de l’argent en jeu qui plus est. 

3.14 —  Tu t’es engagé pour combien de temps ?
Stefan — Pour 4 années. Je viens de finir le semestre en ESL et je commence dès janvier le « Regular Program » en « Business ».

3.14 —  Qu’est-ce qui te convient si bien dans le système éducatif américain ?
Stefan — Le rapport au jugement sur ta personne. Ici, aux États-Unis, les gens ne te jugent pas sur tes notes, tes résultats, tes diplômes, ton apparence, mais sur ton raisonnement, ton investissement, ton projet. Quand ils te rencontrent, avant même de regarder ce que tu as fait,  ils se demandent ce que tu veux faire et ce que tu peux leur apporter.

3.14 —  Et toi, que peux-tu leur apporter ?
Stefan —  Je me pose encore la question… (sourire). Mais je crois que chaque personne peut apporter quelque chose. Et c’est comme cela qu’ils raisonnent, je crois. Après il faut le prouver. 

3.14 —  Y a-t-il autre chose qui te séduise dans ce système ?
Stefan — La proximité et la disponibilité des enseignants envers les étudiants. Tout le monde sur le campus est souriant, enjoué, disponible… du simple administrateur à la directrice du campus. On sent une vraie gentillesse. Globalement, le contact est très différent sur un campus américain et dans une école française.
Une autre chose importante : au niveau éducatif on te donne accès à tout. Tu as tout sous la main, les structures, les bâtiments, les livres, la nourriture, etc.

3.14 —  Y a-t-il quelque chose qui te déplaît ?
Stefan — Je suis quelqu’un qui veut toujours plus. Alors je sais déjà que j’aurai vite besoin de me déplacer plus facilement et d’être plus indépendant. Côté études, l’ESL était un passage obligé, mais je pense que  c’était un peu trop lent (car il y a de grosses différences de niveaux). Je crois que j’ai autant appris en vivant en anglais au quotidien qu’en suivant les cours spécifiques d’anglais.

3.14 — En six mois, ta vie a un peu basculé. Tu as l’air épanoui. Te voilà de retour en France pour la période des fêtes. Que disent tes amis de ton parcours ?
Stefan — Ils n’en reviennent pas. Sérieusement, personne ne croyait ni en mon projet ni en moi. À part ma mère… et moi ! Et aujourd’hui, j’ai l’impression que tout le monde est admiratif. À leurs yeux, aujourd’hui je fais un truc prestigieux —ce qui n’est pas faux— Alors forcément ils n’en reviennent pas.
Je veux vous dire une chose. Sérieusement, ce truc que vous proposez, ce programme PIE CAMPUS, c’est juste incroyable. C’est insensé que ce ne soit pas plus connu. Vous devriez faire de la pub, vous ancrer dans les écoles. Je trouve que vous êtes un peu comme des « Dragons » et personne ne le sait. 

3.14 —  À quoi fais-tu référence ?
Stefan — Rien de précis. J’en reviens juste à cette idée de mythe. PIE entretient le mythe. Je vous vois comme un genre de super héros. Un truc un peu magique, invisible, qui surgit tout un coup et qui vous change la vie. C’est pour ça que je parle de « Dragon ». Vous devriez vous faire connaître.