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Lettres ouvertes à ceux qui vont nous succéder

Chers futurs… Qu’est ce que je peux dire qui serait utile. Les faits pratiques? L’école? La vie quotidienne? Tout ça est vite appris. Et c’est si différent pour chacun qu’il vaut mieux ne pas avoir de préjugements dans sa tête… Je suis venu ici pour apprendre une langue, pour découvrir un pays et un peuple très divers et en faisant ça -du moins en partie- j’ai obtenu, ou plutôt formé, une vision du monde, peut être moins claire, moins exacte, mais agrandie et plus complète. En essayant de me souvenir de ce que je pensais avant mon départ et juste après mon arrivée, la seule chose qui me revient est cette impression que rien n’était comme ça aurait dû être. En y réfléchissant je me dis que c’était mieux comme ça. Toutes mes illusions ont été détruites. Dès le début, c’est tout un kaléidoscope d’idées, de préjugements de faits et de clichés qui a éclaté… Je ne vais pas vous en dire beaucoup. Mais je vais vous donner un conseil (je ne sais pas si je suis bien qualifié pour ça, mais…). Le sens de l’humour et de l’habilité de tout accepter sont les qualités les plus utiles. Il faut y ajouter l’habilité de changer, de s’adapter, car je crois qu’il est beaucoup plus facile de se changer que de changer tout un pays… Je dirais, comme mot de la fin, que d’être resté tout une année dans mon pays aurait été beaucoup trop identique aux autres années et que je ne regrette pas d’avoir fait ce que j’ai fait…

Noah, Australien, une année scolaire en France

 

Aux étudiants d’échange…Ne dites jamais ‘non’! Je me souviens d’un prof de français en Australie qui me conseillait de ne jamais dire non. Après 7 mois en France, je vois qu’elle avait raison. Si vous dites ‘non’ aux choses que vous ne connaissez pas, il vous manquera beaucoup de choses au bout de votre séjour. Ne vous inquiétez pas en ce qui concerne la langue. La première fois que vous ouvrez la bouche, tout le monde autour de vous va savoir que vous êtes étranger. En principe les gens sont gentils et ils parleront plus lentement. de toute façon tout va très vite et au bout de quelques mois le français arrivera sans difficulté. A la fin de votre séjour, les gens croiront peut-être que vous êtes français.

David, Australien, une année scolaire en France

 

Article paru dans le journal Trois-Quatorze n°15