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Franchement, l’Estonie, j’adore

Flavie est la première participante PIE en Estonie… Elle est donc la première « reporter » 3.14 sur le terrain. Un mois après son arrivée pour son séjour d’une année, elle nous livre ses premières impressions familiales et scolaires et nous apprend déjà beaucoup de choses sur ce petit pays méconnu et pourtant pas si lointain.

 

Tallinn - Une année en Estonie avec PIE

FRANCHEMENT, J’ADORE !
Flavie, Saku (Tallinn)
Une année scolaire en Estonie

Le pays, le sauna
Voilà plus d’un mois que je suis en Estonie. À cause du COVID, j’ai dû passer 14 jours en confinement dans ma famille d’accueil. Cela ne fait donc que trois semaines que j’ai le statut officiel d’étudiant d’échange et que cette superbe aventure a commencé ! Je me sens vraiment très bien ici. Avant mon départ, j’avais lu beaucoup d’articles sur la culture estonienne, le pays, etc. Ce qui ressortait en priorité, c’était la froideur des gens, le fait qu’ils soient distants. Je n’ai ressenti cela à aucun moment. Tout le monde ici est particulièrement chaleureux avec moi. Seules les personnes âgées, qui ont vécu dans l’ex-URSS, sont plus « froides ».

Je vis à Saku, un village très proche de la capitale. En France je vis dans les montagnes, alors ça me change vraiment ! Vingt minutes et 1 euro me suffisent pour aller à Tallinn : il m’est donc très facile de me déplacer. J’ai déjà eu l’occasion d’y aller plusieurs fois et franchement j’adore cette ville : elle est vraiment magnifique ; elle n’est pas si grande (plus petite que Lyon… il est donc vraiment simple de se repérer) ; elle est très chaleureuse et colorée (surtout la vieille ville).

Arrivée à l'aéroport et accueil de la famille - Une année en Estonie avec PIE

Je dois parler du sauna, car il est incontournable en Estonie et tient une place importante dans la vie quotidienne (comme en Finlande d’ailleurs).  Les Estoniens y passent la plupart de leurs soirées. Le sauna est vraiment courant. C’est une pièce importante de la maison. Je n’ai pas encore visité une maison où il n’y en ait pas !

Ma famille
Ma famille se compose d’Helena (ma mère d’accueil), d’Andri (mon père d’accueil), d’Hannalore (9 ans) et Jaago (4 ans). C’était vraiment compliqué au début de communiquer avec les enfants, car ils ne parlent qu’estonien. Mais maintenant que je parle mieux, c’est beaucoup plus simple ! Je m’amuse beaucoup avec eux : on cuisine, on va à la piscine… Hannalore veut apprendre le français, on fait donc beaucoup de jeux (comme le « Dobble ») et cela m’aide beaucoup : moi, je joue en estonien et, elle, en français.

La langue
J’avoue que l’estonien n’est pas la langue la plus intuitive : c’est si différent du français ! Mais tout le monde parle anglais, alors il est assez simple de communiquer. Mes cours sont en estonien ce qui m’aide vraiment à progresser. Je vais au Lycée à Saku (environ 10 minutes en vélo).

Je pensais qu’il serait vraiment très compliqué de me faire des amis, mais j’ai très vite sympathisé avec des filles de ma classe. Je suis toujours dans cette phase d’entre-deux, où elles ne sont pas encore vraiment mes amies, mais où elles sont plus que des connaissances, c’est un peu bizarre. Le fait que je ne parle pas encore vraiment estonien est aussi un peu compliqué, car il faut que quelqu’un traduise pour moi, donc je ne peux pas toujours participer activement aux conversations.

À l'école à Tallinn - Une année en Estonie avec PIEL’école
Nous ne sommes que onze « Exchange Students ASSE/PIE » en Estonie (une Japonaise, six Allemands, trois Italiennes et moi), mais d’autres doivent arriver en janvier pour un semestre. L’Estonie est un tout petit pays (2 h 30 maximum pour le traverser), on peut donc se voir très souvent. C’est vraiment super d’avoir des amis du monde entier : on est tous très différents, nous n’avons pas du tout la même culture, mais sommes finalement tellement proches les uns des autres !

Le sens de la fête - Une année en estonie avec PIEJ’ai cours tous les jours de 8 h à 14 h, sauf le mardi où je termine à 15 h : c’est la « grosse » journée. Donc c’est vraiment super, j’ai beaucoup de temps libre pour faire autre chose après l’école ! Dans ma classe, nous sommes 36 élèves ; tout le monde est vraiment super sympa avec moi, si j’ai une question ils sont tous très heureux d’y répondre, parfois ils me traduisent les cours en direct.

L’enseignement est beaucoup moins formel qu’en France : on appelle les professeurs par leurs prénoms, on peut utiliser nos téléphones en cours ; on est beaucoup plus indépendants qu’à l’école en France, . Je ne sais pas si c’est comme ça dans tous les lycées, mais à Saku, j’ai l’impression que l’éducation repose beaucoup sur la confiance. Il n’y a pas, par exemple, de sonneries, c’est à toi de savoir quand tu dois être en cours ou non ; on peut se déplacer comme on veut dans le lycée (pas besoin de demander la permission pour sortir de cours ou passer un appel)

Les cours durent de 45 à 70 minutes (selon les lycées), avec 15 min de pause entre chaque cours. À Saku, ils durent 70 minutes, mais je vous assure qu’elles passent beaucoup plus vite que les 50 minutes françaises. On dispose de plus de temps pour faire des activités (on a créé un jeu sur ordinateurs en biologie, on fait plus d’expériences, plus de choses pratiques…).

L’Estonie est un pays très festif et j’aime particulièrement cela. Beaucoup de manifestations sont organisées pendant l’année, et depuis que je vais en cours je n’ai pas eu une semaine sans un jour « spécial ». Cette semaine c’était l’anniversaire du « Saku gümnaasium » (le lycée) et tout le monde se devait d’être très chic ! Nous avons eu la journée internationale de la musique, avec des concerts dans tout le lycée. Je sais qu’il y a aussi des semaines à thème de prévues.

« Saku gümnaasium » se compose de trois établissements (« Kindergarden », « Middle school » et «High school) et les trois sont en « compétition ». Il y a des semaines où chaque établissement peut remporter des points, ce peut être une semaine quizz, une semaine avec des thèmes vestimentaires imposés…

Voilà ce que j’ai pu expérimenter jusqu’à présent… et franchement, j’adore l’Estonie !

Copines à Tallinn - Une année en estonie avec PIE